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Updated: 4 hours 40 min ago

Côte d'Ivoire: L’ONUCI aide les communautés de Grabo à revivre ensemble

31 March 2014 - 3:49pm
Source: UN Operation in Côte d'Ivoire Country: Côte d'Ivoire

Les populations de Grabo, localité du sud-ouest de la Côte d’Ivoire située à 520 km d’Abidjan, ont réaffirmé leur engagement à vivre ensemble, ce vendredi 28 mars 2014, au cours d’une rencontre intercommunautaire organisée par l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI). A l’issue des deux jours d’écoute au sein d’ateliers qui ont précédé cette rencontre, elles ont recommandé l’instauration d’un cadre de concertation permanent pour le règlement de différends entre communautés.

Cette rencontre visait à favoriser la cohabitation pacifique mise à mal à cause de la récente attaque de la localité par des hommes armés, qui a causé une fracture au sein du tissu social, occasionnant ainsi suspicions, rumeurs et divisions, a fait savoir le chef de la délégation des Nations Unies, Doudou Mulaba. « Cette situation a porté un grand coup au processus de réconciliation en cours, en laissant place aux tensions, aux suspicions, à la méfiance entre les communautés qui, il y a peu, vivaient en parfaite harmonie. Nous, Nations Unies, conformément à notre mandat d’accompagnement du processus de paix en Côte d’Ivoire, ne pouvions pas rester bras croisés et assister à la déflagration d’un travail longtemps abattu par les autorités ivoiriennes, les partenaires nationaux et internationaux dont l’ONUCI et les populations », a-t-il précisé.

Autres recommandations faites au cours des ateliers auxquels ont pris part les groupes des jeunes, des femmes, des hommes et des chefs traditionnels, l’organisation d’activités pour le renforcement des capacités en matière d’usage de la non-violence ; la sensibilisation au retour des réfugiés ivoiriens du Libéria ; le renforcement de la sécurité le long des localités frontalières ; la construction d’infrastructures sportives et de communication et la création d’activités génératrices de revenus.

Pour Doudou Mulaba, les résolutions du jour doivent servir de code de bonne conduite pour la pérennisation de la paix et de la cohabitation pacifique dans la sous-préfecture de Grabo.

Ces conseils ont été salués par le Sous-préfet de la localité, Traoré Djibril, qui a rappelé aux populations que Grabo ne devrait pas rester en marge de la dynamique de paix et de réconciliation nationale. « Je vous exhorte à tout mettre en œuvre afin que toutes les communautés de Grabo réfléchissent comme un seul homme à la paix et au développement car, notre challenge doit être de faire de la paix, notre seconde religion », a insisté l’autorité administrative.

Benin: Africa West Coast Long Term Planning Framework 2012-2015 Version 2

31 March 2014 - 11:55am
Source: International Federation of Red Cross And Red Crescent Societies Country: Benin, Côte d'Ivoire, Ghana, Liberia, Nigeria, Sierra Leone, Togo preview

The International Federation of Red Cross and Red Crescent (IFRC) West Coast Regional Representation (WCRR) established in 2011 in Abidjan covers seven National Societies of Benin, Cote d’Ivoire, Ghana, Liberia, Nigeria Sierra Leone and Togo. The regional office is established to coordinate and provide technical support to the developments of National Societies (NS) programmes, institutional capacity that will maximise the Red Cross impact in the region. Through this long-term planning framework, the technical assistance approach is aligned to the strategic objectives of the IFRC Strategy 2020. It guides the Red Cross response to the humanitarian challenges faced by the region, thus contributing to the attainment of the Millennium Development Goals, whilst being auxiliary to the local authorities in responding to the needs of the vulnerable people in their countries.

Like most regions in Africa, the West Coast is prone to the effects of climate change; thus is prone to floods, drought, rainstorm and strong winds the consequences of which are epidemics, food insecurity, lack of clean water and sanitation facilities among other scourges. This situation of great exposure to natural risks is compounded by deep socio-political instability that translates into chronic insecurity leading to repeatedly displacement of populations. Among the displaced are the most vulnerable groups of children, women, disabled and the elderly.

The West Coast NS in response focus on disaster response, risk reduction, promoting community-based health and strengthening the coping capacity of the vulnerable communities. Their programmes are designed based on the needs and the available resources, hence the establishment of the WCRR to support resource mobilisation initiatives. The WCRR therefore envisages enhancing its internal capacity by building a team capable of providing technical support tailored to the needs of each NS. The strategic approach is to position an operations coordinator, health and care coordinator, planning, monitoring, evaluation and reporting (PMER) manager and technical focal points for resource mobilisation, organizational development and finance management at the Regional Representation office. In addition, organisational development support will be provided in-country in needy countries such as Liberia and Nigeria. The technical support team will work with national counterparts developing their capacity to ensure sustainability and to work towards promoting and valuing the national and regional capacities. This approach will be conceived according to a business approach around the flagship programmes of each national society whose successes will be highlighted and scaled up.

Côte d'Ivoire: L’ONUCI sensibilise les populations de Guitrozon au maintien de la cohésion et au développement

30 March 2014 - 11:09pm
Source: UN Operation in Côte d'Ivoire Country: Côte d'Ivoire

C’est avec joie que les populations du village de Guitrozon, à 508 km au nord ouest d’Abidjan, ont accueilli la délégation de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), venue échanger avec elles sur le maintien de la cohésion et le développement.

Les fonctionnaires de la Mission onusienne se sont succédés pour adresser les messages des différentes sections aux habitants de Guitrozon. L’ONUCI doit relever plusieurs défis dont ceux de la protection des civils - en particulier les personnes vulnérables - de la lutte contre les violences basées sur le genre et de l’appui au Gouvernement en ce qui concerne le désarmement, la démobilisation et la réinsertion des ex-combattants, a fait savoir Pierre Aby de l’Information publique.

Pour sa part, le représentant des Affaires civiles, Jean Emile Vincent Nkiranuye, a mis l’accent sur l’importance que revêt le recensement général des populations et de l’habitat. « Le recensement général des populations et de l’habitat vise à connaitre tous les aspects de la population, notamment le nombre de villages et d’habitants…Il concerne les nationaux et les non Ivoiriens. Je vous exhorte y adhérer pour le développement de la Côte d’Ivoire », a-t-il soutenu.

Quant à Clément Dago de la section Protection de l’enfant, il a appelé à la protection de cette catégorie vulnérable que sont les enfants. « Nous devons les protéger, les encadrer pour qu’ils ne soient l’objet d’aucune manipulation de la part des adultes », a-t-il indiqué. Il a exhorté les populations à dénoncer tout acte de viol d’enfants pour favoriser la sanction des auteurs.

Nul n’a le droit d’ôter la vie à son prochain, a dit de son côté le représentant des droits de l’Homme, Jean Marie Kalama. « Nous pouvons, dans le cadre de nos divergences, nos incompréhensions, discuter sans attenter à la vie de notre prochain », a-t-il fait savoir. M. Kalama a, par ailleurs, conseillé les participants à s’éloigner des braquages et des attitudes néfastes.

Abdouraoufou Dermane de la Police des Nations Unies (UNPOL) a appelé les participants à plus de collaboration avec les forces de sécurité locales et onusiennes pour une meilleure prise en charge. « La sécurité n’a pas de prix. Nous avons besoin de votre soutien pour mieux vous secourir. Donnez nous des informations fiables au nom de votre sécurité », a-t-il conseillé.

Deux partenaires de l’ONUCI accompagnaient la délégation de l’ONUCI. Il s’agit de la Commission Dialogue Vérité et Réconciliation (CDVR) et de l’ONG Bonne Action. Le Secrétaire permanent de la CDVR locale, Eugène Bohé, a demandé aux populations de s’approprier le mécanisme mis en place par la Commission. « La Commission Dialogue Vérité et Réconciliation a mis en place un processus qui permet d’aller au pardon et à la réconciliation. Vous devriez vous l’approprier pour que ce qui s’est passé en Cote d’Ivoire ne se reproduise plus », a-t-il soutenu.

Pour Jonas Siekpo de l’ONG Bonne Action, la cohésion participe à l’harmonie des populations. « Il est essentiel de la préserver pour permettre le développement dans votre village » a-t-il déclaré.

Le Chef du village de Guitrozon, Maurice Kahan, s’est réjoui de la présence de la délégation de l’ONUCI dans son village, avant de faire des doléances aux autorités locales pour l’obtention de pompes villageoises en vue d’avoir accès à l’eau potable.

Côte d'Ivoire: L’ONUCI facilite le rapprochement des populations d’Odienne par le dialogue

30 March 2014 - 11:07pm
Source: UN Operation in Côte d'Ivoire Country: Côte d'Ivoire

« Une localité unie est une localité qui gagne » : c’est l’essentiel du message de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire adressé aux populations de Kimbrila Sud, dans le district d’Odienne, lors du dialogue communautaire initié par la section des Affaires civiles de la Mission onusienne, les 26,27 et 28 mars 2014. Objectif : permettre aux populations de jeter les bases de la réconciliation à travers ce dialogue et soutenir les initiatives des Comités de veille et de sensibilisation afin de prévenir les conflits entre les diverses communautés du district.

En effet, le district d’Odienné situé dans le nord-ouest de la Côte d’Ivoire et qui fait frontière avec le Mali et la Guinée connait de graves problèmes de cohésion sociale et de réconciliation dont les causes sont liées aux différents types de conflit que vit la zone : conflits entre éleveurs et agriculteurs, conflits fonciers et conflits politiques qui se caractérisent par des affrontements intercommunautaires violents et parfois meurtriers. La Sous-préfecture de Kimbrilla Sud est l’une des localités du district d’Odienné qui vit toutes ces réalités. Et pour cause : c’est grande zone de transhumance avec une forte présence d’étrangers et les populations des cantons Massala et Fena n’acceptent pas non plus le découpage administratif fait par les autorités du pays.

Lors de la cérémonie d’ouverture des travaux de ce dialogue communautaire, le chef du bureau de l’ONUCI à Odienné, Robinson Cadet, a appelé les communautés à vivre dans l’unité. « Quand les Nations Unies arrivent dans une localité, c’est qu’elles ont un message pour cette localité. Alors le message de ce jour est la paix, l’unité, l’entente pour le développement », a-t-il souligné.

De son côté, le représentant de la section des Affaires civiles de l’ONUCI à Odienné, Ouattara Peyogori, a mis l’accent sur l’importance de la rencontre. « La population garde un grand espoir dans ce dialogue communautaire, car elle croit que les problèmes liés au découpage administratif, aux conflits éleveurs-agriculteurs… connaitront un dénouement heureux. Elle fait confiance à l’ONUCI et la Mission fera tout pour mériter cette confiance, en faisant un plaidoyer au plus haut niveau », a-t-il indiqué.

Le Secrétaire général de préfecture, Vincent Nguessan Ahoutou, dans son discours d’ouverture a, pour sa part, exhorté les populations à la paix, à la cohésion sociale pour l’amorce du développement en Côte d’Ivoire. « Ce dont la Côte d’Ivoire a le plus besoin, c’est la paix, la cohésion sociale, sans lesquelles le développement, l’émergence sont illusoires. L’administration exprime toute sa gratitude à l’ONUCI pour sa quête permanente de la cohésion sociale et tous les efforts consentis pour créer les conditions favorables et faire naitre la paix dans le cœur de l’Ivoirien. Les participants sont invités à poser des actes concrets afin que la paix devienne une réalité. La paix est un engagement collectif. Engagez-vous réellement et sincèrement à la réussite de cette activité », a-t-il dit.

Selon le Chef du canton Massala du district d’Odienne, Doumbia Fofana, ce dialogue communautaire est une preuve que l’ONUCI tient à les aider. « L’organisation de cette activité porte à croire que l’ONUCI prend nos problèmes à cœur. Et nous croyons que ces échanges nous aideront à trouver une solution à nos problèmes. Je le répète cette activité est salutaire », a insisté M. Doumbia. Etaient présents à ce dialogue communautaire, les populations des cantons Fena et Massala, les autorités administratives, religieuses et coutumières, les élus et les cadres des deux cantons et les représentants des différentes sections de l’ONUCI.

Mali: Afrique de l’Ouest Bulletin Mensuel des Mars 2014

30 March 2014 - 10:11pm
Source: Famine Early Warning System Network Country: Benin, Burkina Faso, Cabo Verde, Chad, Côte d'Ivoire, Gambia, Ghana, Guinea, Guinea-Bissau, Liberia, Mali, Mauritania, Niger, Nigeria, Senegal, Sierra Leone, Togo preview

L'Afrique de l’Ouest peut être divisée en trois zones agro-écologiques ou en trois bassins commerciaux (bassins de l’ouest, bassin du centre, bassin de l’est). Les deux sont importants pour l'interprétation du comportement et de la dynamique du marché.

Les trois principales zones agro-écologiques incluent la zone Sahélienne, la zone Soudanaise et la zone Côtière où la production et la consommation peuvent être facilement classifiées. (1) Dans la zone Sahélienne, le mil constitue le principal produit alimentaire cultivé et consommé en particulier dans les zones rurales et de plus en plus par certaines populations qui y ont accès en milieux urbains. Des exceptions sont faites pour le Cap Vert où le maïs et le riz sont les produits les plus importants, la Mauritanie où le blé et le sorgho et le Sénégal où le riz constituent des aliments de base. Les principaux produits de substitution dans le Sahel sont le sorgho, le riz, et la farine de manioc (Gari), avec les deux derniers en période de crise. (2) Dans la zone Soudanienne (le sud du Tchad, le centre du Nigéria, du Bénin, du Ghana, du Togo, de la Côte d'Ivoire, le sud du Burkina Faso, du Mali, du Sénégal, la Guinée Bissau, la Serra Leone, le Libéria) le maïs et le sorgho constituent les principales céréales consommées par la majorité de la population. Suivent après le riz et les tubercules particulièrement le manioc et l’igname. (3) Dans la zone côtière, avec deux saisons de pluie, l’igname et le maïs constituent les principaux produits alimentaires. Ils sont complétés par le niébé, qui est une source très significative de protéines.

Les trois bassins commerciaux sont simplement connus sous les noms de bassin Ouest, Centre, et Est. En plus du mouvement du sud vers le nord des produits, les flux de certaines céréales se font aussi horizontalement. (1) Le bassin Ouest comprend la Mauritanie, le Sénégal, l’ouest du Mali, la Sierra Leone, la Guinée, le Libéria, et la Gambie où le riz est le plus commercialisé. (2)
Le bassin central se compose de la Côte d'Ivoire, le centre et l’est du Mali, le Burkina Faso, le Ghana, et le Togo où le maïs est généralement commercialisé. (3) Le bassin Est se rapporte au Niger, Nigéria, Tchad, et Bénin où le millet est le plus fréquemment commercialisé. Ces trois bassins commerciaux sont distingués sur la carte ci-dessus

Côte d'Ivoire: La Commission Tripartite se félicite du retour des réfugiés en Côte d’Ivoire

30 March 2014 - 8:00pm
Source: UN High Commissioner for Refugees Country: Côte d'Ivoire, Liberia

ABIDJAN, 31 Mars 2014 (UNHCR): Les Gouvernements de la République du Liberia et de la République de Côte d’Ivoire ont salué le processus de rapatriement volontaire de milliers de refugies ivoiriens vivants au Liberia lors d’une réunion de deux jours qui a eu lieu au Ministère d’Etat, Ministère des Affaires Etrangères à Abidjan, le 27 et 28 Mars 2014.

Quelques 8.000 réfugiés ivoiriens ont été rapatriés du Libéria en moins de trois mois cette année et plus de 18.000 en 2013. La Commission tripartite pour le rapatriement volontaire des réfugiés ivoiriens, qui comprend les Gouvernements de la Côte d'Ivoire et du Libéria, ainsi que le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), a exprimé sa satisfaction sur les progrès importants accomplis dans la mise en œuvre des dispositions contenues dans l'accord tripartite qui a été signé en Août 2011 à Abidjan. L'accord, qui définit le cadre pour le rapatriement volontaire, est régulièrement revu par un mécanisme tripartite au cours duquel les réalisations et les défis sont discutés.

Le vice-ministre libérien de l'Intérieur, M. Varney A. Sirleaf, a décrit la diminution de la population de réfugiés ivoiriens vivant au Libéria d'environ 220 000 en 2011 à 46 000 réfugiés actuels dans le pays comme "une grande réussite".

La Commission a approuvé les recommandations de la troisième réunion du Groupe de Travail Technique, concernant notamment: le screening médical avant le rapatriement; le renforcement de partage de l’information pour permettre aux réfugiés de prendre des décisions éclairées au retour volontaire; le retour accéléré et la régularisation des documents d'état civil délivrés aux rapatriés.

S'agissant de la question de la sécurité dans les zones de retour, le HCR, exprimant sa préoccupation suite aux incidents survenus le long de la frontière, a rappelé aux deux Gouvernements la nécessité de prendre toutes les dispositions utiles pour garantir la sécurité, afin de ne pas hypothéquer la dynamique du rapatriement volontaire. Par ailleurs, le HCR a invité les deux Parties à respecter leurs engagements en matière de protection internationale, en particulier le principe du non refoulement.

Les Représentant du HCR en Côte d'Ivoire, M. Mohamed Touré, et son homologue au Libéria, M. Khassim Diagne, ont réaffirmé la nécessité de poursuivre le processus de rapatriement volontaire avant la saison des pluies, qui crée beaucoup de défis logistiques, notamment la réhabilitation des routes utilisées lors du rapatriement.

Le communiqué final a été signé par le Secrétaire général adjoint du Ministère d'Etat, Ministère des Affaires Etrangères de Côte d'Ivoire, M. Djerou Robert Ly, le Vice-Ministre de l'Intérieur du Libéria, M. Varney A. Sirleaf, et le Représentant du HCR en Côte d'Ivoire, M. Mohamed Touré.

La réunion a vu la participation du Vice-ministre des Affaires étrangères du Libéria, M.
Boakai Kanneh, du Directeur Exécutif de la Commission des réfugiés, du rapatriement et de la réinstallation au Libéria (LRRRC), Mme Abla G. Williams, du Directeur du Service d'aide et d'assistance aux réfugiés et aux apatrides (SAARA), SEM Timothée Ezouan, ainsi que des autres membres des Gouvernements du Libéria, de la Côte d'Ivoire et des fonctionnaires du HCR.

Pour plus information, veuillez contacter : Francesco Bert, Associé aux Relations Extérieures, UNHCR Abidjan, Cote d’Ivoire, bert@unhcr.org, Mobile + 225- 04344446

Côte d'Ivoire: Côte d'Ivoire : 134 prisonniers politiques libérés au début de l'année (ministre)

28 March 2014 - 1:11pm
Source: Agence France-Presse Country: Côte d'Ivoire

03/28/2014 14:53 GMT

ABIDJAN, 28 mars 2014 (AFP) - Cent cinquante-huit prisonniers politiques ont été libérés en Côte d'Ivoire au nom de la réconciliation, dont 134 cette année, a déclaré vendredi le ministre du Plan ivoirien, Albert Toikeusse Mabri, sur l'antenne de Radio France internationale (RFI).

"Il y a eu dix libérations (en juillet), ensuite quatorze (en août), au nombre desquelles Pascal Affi N'Guessan", le président du Front populaire ivoirien (FPI), actuel leader de l'opposition, a remarqué M. Mabri, par ailleurs président de l'Union pour la démocratie et la paix en Côte d'Ivoire (UDPCI, majorité).

"Puis sur décision du président de la République en décembre 2013, nous avons libéré au début de l'année 134 prisonniers", a-t-il affirmé, pour un total de "158".

De tels chiffres, demandés à de multiples reprises par l'AFP aux autorités ivoiriennes, n'avaient jusqu'alors pas été communiqués.

"On ne peut pas dire qu'il n'y a pas eu de libération", a lancé le ministre, quand l'opposition, FPI en tête, dénonçait dimanche dans un communiqué "le maintien en détention injustifiée" de "près de huit cents prisonniers politiques civils et militaires".

Le climat politique s'est fortement tendu la semaine dernière avec le transfèrement de Charles Blé Goudé, un proche de l'ex-président Laurent Gbagbo, à la Cour pénale internationale (CPI), qui le poursuit pour crimes contre l'humanité.

Opposition et majorité se sont mutuellement accusées d'avoir rompu les négociations, trois ans après la fin de la crise postélectorale, consécutive au refus de l'ex-président Gbagbo de reconnaître sa défaite face à l'actuel chef de l'Etat Alassane Ouattara.

Les violences avaient fait plus de 3.000 morts entre décembre 2010 et avril 2011.

Les libérations provisoires de prisonniers, qui heurtent considérablement les familles des victimes ivoiriennes, ont été qualifiées de "progrès considérable" par Doudou Diène, un expert onusien, en février.

"On ne peut pas détenir des personnes pendant deux ans ou plus sans les juger, avait-il argumenté. Les détenus ont aussi des droits."

jf/sd

© 1994-2014 Agence France-Presse

Côte d'Ivoire: Impartial justice for all, the key to reconciliation in Côte d’Ivoire – UN expert human rights expert

27 March 2014 - 4:59pm
Source: UN Human Rights Council Country: Côte d'Ivoire

GENEVA (27 March 2014) – The United Nations Independent Expert on the situation of human rights in Cote d’Ivoire, Doudou Diène, expressed concern over unresolved issues in the national reconciliation process of the West African country, ahead of presidential elections in 2015. The key, he stressed, lies in applying “impartial justice for all” in a country still recovering from months of unrest after a disputed poll in 2010.

“The 2015 presidential election has to be the ultimate test and proof that Cote d’Ivoire has recovered from this crisis,” Mr. Diène said during the presentation of his latest report* to the UN Human Rights Council. “However, there are key problems that have not been resolved, and which have to be resolved to make the election democratically credible and consensual.”

“The most important point, because all the problems are very closely interrelated, is that the reconciliation process is linked to the key issue of justice and, more precisely, the issue of impartiality and equity of justice, and to the problem of fully participating democratic process,” he said.

The Independent Expert warned that -for the time being- only people accused of crime and coming from the side of the former president Laurent Gbagbo are being tried or imprisoned. “The problem of equity of justice is that all that have committed violent crimes whatever their political, ethnic or tribal or religious background should be tried,” he underscored.

He particularly called for the trial of the country’s former first lady, President Gbagbo’s wife, to take place without undue delay. The former president is currently facing trial in the Hague’s International Criminal Court.

The Independent Expert charged by the UN Human Rights Council to monitor, report and advice on the human rights situation in Cote d’Ivoire, also called for the reform of the national electoral body ahead of the 2015 elections.

“For the election to be credible, the independent electoral commission has to be reformed,” Mr. Diène said. “Everybody agrees that it has to be reformed because it does not reflect the reality of the political landscape of Cote d’Ivoire.”

“Cote d’Ivoire is on the way of recovering from ten years of violent crisis, but it is just a process because the crisis has been very deep,” the human rights expert stated. “It will take time for Cote d’Ivoire to totally recover but I feel the grounds have been rebuilt and the basis is there for recovery.”

(*) Check the Independent Expert’s report to the UN Human Rights Council (A/HRC/25/73)

Mr. Doudou Diène (Senegal) took up his functions as UN Independent Expert on the situation of human rights in Côte d'Ivoire in 2011. In that capacity, he acts independently from any Government or organization. Mr. Diène was previously the UN Special Rapporteur on contemporary forms of racism, racial discrimination, xenophobia and related intolerance in 2002-2008.

The mandate of the Independent Expert was established by the UN Human Rights Council in June 2011 for a period of one year to assist the Government and relevant actors in the follow-up of the recommendations of the International Commission of Inquiry on Côte d’Ivoire and the Human Rights Council, including the ones addressed to the international community. The mandate was renewed by the Human Rights Council in June 2013 for one year.

Watch the Independent Expert on UN Human Rights YouTube channel: http://youtu.be/Aun0oKrTzFk

UN Human Rights, country page – Cote d’Ivoire: http://www.ohchr.org/EN/Countries/AfricaRegion/Pages/CIIndex.aspx

For additional information and media requests, please contact Johel Dominique (+41 22 929 9398 / jdominique@ohchr.org).

For media inquiries related to other UN independent experts: Xabier Celaya, UN Human Rights – Media Unit (+ 41 22 917 9383 / xcelaya@ohchr.org)

World: Health Care in Danger Newsletter - February 2014

27 March 2014 - 4:33pm
Source: International Committee of the Red Cross Country: Colombia, Côte d'Ivoire, World preview

27-03-2014 Field Newsletter

"Change requires the input of many," says Pierre Gentile, head of the Health Care in Danger project. The project's most recent newsletter features a variety of articles, news about the project, a field case study and a discussion between health care experts.

Côte d'Ivoire: Les populations de Doropo sensibilisées à la culture de la paix

27 March 2014 - 3:04pm
Source: UN Operation in Côte d'Ivoire Country: Côte d'Ivoire

Sensibiliser les populations sur la cohésion sociale à travers des rencontres périodiques sous l’égide des leaders politiques pour maintenir la tolérance politique, initier des formations continues sur la gestion des conflits, prôner la culture de dialogue, s’impliquer dans les différentes rencontres de sensibilisation à la culture de la paix : tels sont quelques-uns des engagements pris par les participants à la rencontre thématique frontalière initiée le jeudi 20 mars 2014, par l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) à Doropo, localité située à 670 km au nord-est d’Abidjan.

Cette rencontre visait d’une part le renforcement de la sécurité frontalière, la création d’ une synergie entre les Nations Unies et les autorités locales et d’autre part, à renforcer les capacités des leaders traditionnels et religieux, autorités politiques et administratives et autres leaders d’opinion dans le cadre de la promotion de la culture de la paix, pour un environnement apaisé au niveau des frontières.

Au cours de cette rencontre qui a regroupé 36 participants, le coordonnateur régional de l’ONUCI à Bondoukou, Prosper Rigue, a exhorté les participants à s’approprier ce cadre de dialogue et d’échanges afin de formuler des engagements et des recommandations pour une bonne cohésion sociale à Doropo.

Le premier sous-thème, ’’cohésion sociale : mécanismes de prévention et de gestion des conflits’’ développé par Désiré Ndagijimana du bureau de l’Information Publique, a permis aux participants de se familiariser avec les outils d’analyse et de prévention des conflits. M. Ndagijimana les a encouragés à promouvoir les valeurs de paix, de cohésion sociale et de civisme. « En tant que leaders, vous avez la lourde responsabilité de régler les conflits, d’apprendre aux populations comment se conduire dans la société, dans le respect des droits de l’autre, des lois établis et des institutions », a-t-il indiqué.

Abordant le second sous-thème : ’’tolérance politique et démocratie dans la promotion de la consolidation de la paix’’, la représentante de la section des Affaires Civiles, Annita Traoré, a invité les populations à s’inscrire dans la dynamique de paix et de réconciliation nationale. « Nous constatons qu’au plus haut sommet de l’Etat, il y a un processus de dialogue. Il faut donc qu’à la base, tout le monde entre dans ce processus de réconciliation nationale et de dialogue pour le règlement des conflits », a-t-elle déclaré.

Pour sa part, le Préfet de Doropo, Konan Yapi, dans son message d’ouverture, a réitéré ses remerciements et sa gratitude à l’endroit de la plus haute hiérarchie de l’ONUCI. Il s’est dit honoré du choix de sa cité pour la tenue de cette rencontre. Ce choix vient à point nommé, au moment où Doropo fait face aux conflits entre agriculteurs et éleveurs, à l’agression d’autorités et de fonctionnaires de l’Etat, a-t-il souligné. Les élections passées ont par ailleurs été très difficiles et il faut faire en sorte que les prochaines élections se déroulent de manière paisible et civilisée, a-t-il encore dit. C’est pourquoi, a ajouté M. Yapi, « nous sommes très heureux relativement au choix de ces deux thèmes qui permettront, à n’en point douter, de ramener la paix et la cohésion sociale à Doropo ».

Quant au Secrétaire général de préfecture, Bosse Zogbé, représentant le Préfet à la clôture de l’atelier, il a demandé à la population de mettre en pratique les conseils reçus de l’ONUCI et de s’armer de patience et de détermination pour voir Doropo vivre le changement.

Côte d'Ivoire: L’ONUCI offre des vivres et non vivres aux femmes détenues à la prison de Daloa

27 March 2014 - 2:53pm
Source: UN Operation in Côte d'Ivoire Country: Côte d'Ivoire

A l’initiative de l’Unité pénitentiaire de la division Etat de droit de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), les femmes incarcérées à la Maison d’arrêt et de correction (Mac) de Daloa ont bénéficié, le mercredi 26 mars 2014, d’un important don en vivres et en non vivres, composé, entre autres, de pagnes, de chaussures, de couverture, d’objets de toilettes et de nourriture.

Cette action qui s’inscrit dans le cadre des festivités marquant la célébration de la Journée de la femme, vise à améliorer les conditions de détention des femmes de la MAC de Daloa, a fait savoir le premier responsable de l’Unité pénitentiaire de l’ONUCI à Daloa, Celestin Forgot. « Il est question pour l’ONUCI, à travers ces petits présents, d’améliorer les conditions de vie des femmes en détention puis de les inviter également à ne pas perdre espoir car il y a d’énormes possibilités de réinsertion après la vie carcérale », a-t-il soutenu.

Les heureuses bénéficiaires ont également été dotées par la Direction régionale de l’Education nationale et de l’Enseignement technique (DRENET), d’un centre d’alphabétisation qui sera logé désormais à l’intérieur de la prison. Objectif : préparer la réinsertion socio professionnelle des détenues après le séjour carcéral.

L’une des détenues, larmes aux yeux, visiblement émue par cette attention de l’ONUCI, n’a pas manqué de traduire sa reconnaissance à la Mission onusienne. « La présence de l’ONUCI à nos côtés ce jour nous réconforte énormément. Nous ne nous sentons plus orphelines », s’est-elle réjouie.

Elle a cependant tenu à attirer l’attention des autorités sur le cas de certaines détenus qui sont sans procès depuis des années et plaidé pour que les pouvoirs publics dotent les maisons d’arrêts en général et particulièrement celle de Daloa, d’un centre de métier en vue de faciliter la réinsertion des détenus au moment de leur libération.

Le Sous-préfet de Zaibo, Gouet Gueu Marcel, qui représentait le Préfet de région à cette ceremonie, s’est félicité de cette initiative de l’ONUCI. Il a promis transmettre fidèlement les doléances des prisonniers auprès des autorités compétentes.

Haiti: Le Conseil des droits de l'homme examine des rapports sur la Côte d'Ivoire et sur Haïti

26 March 2014 - 3:16pm
Source: UN Human Rights Council Country: Côte d'Ivoire, Haiti

Conseil des droits de l'homme
APRES MIDI

25 mars 2014

Le Conseil des droits de l'homme a examiné cet après-midi, au titre de l'assistance technique et du renforcement des capacités dans le domaine des droits de l'homme, des rapports concernant la situation des droits de l'homme en Côte d'Ivoire et en Haïti.

L'Expert indépendant sur la situation des droits de l'homme en Côte d'Ivoire, M. Doudou Diène, a déclaré que la Côte d'Ivoire était parvenue à réaliser des progrès majeurs dans trois domaines: la reconstruction démocratique institutionnelle, la sécurité nationale et le redressement économique. Pour autant, ces avancées sont fragilisées par la polarisation politique, l'absence de pluralisme politique inclusif, la prévalence de problèmes en matière d'équité de la justice et la prégnance de la question sociale. Dans ce contexte, l'expert indépendant a mis en garde contre le danger que représentent les ex-combattants non intégrés et toujours armés. Il a également déploré le blocage du dialogue politique et de la réconciliation nationale, en raison notamment d'une polarisation de la vie politique et du climat de stigmatisation. L'impunité qui persiste constitue un autre défi pour la Côte d'Ivoire. Pour l'expert indépendant, les élections présidentielles de 2015 représenteront un marqueur de la réconciliation nationale. Or, le calendrier électoral est à ce jour fragilisé, voire menacé par des questions lourdes, de nature à entacher la qualité démocratique des élections.

Les délégations ont globalement félicité le Gouvernement ivoirien pour les efforts consentis et les progrès enregistrés, notamment le renforcement du cadre institutionnel démocratique. Mais certaines ont également fait observer que la sécurité dans le pays demeure fragile et a des conséquences de fait sur les droits de l'homme. Ainsi, les violences qui se poursuivent dans certaines régions du pays, la polarisation de la vie politique ou encore l'impunité qui continue de régner risquent de mettre en cause ces acquis. Le Gouvernement doit faire avancer le dialogue politique amorcé, la réconciliation nationale et la lutte contre l'impunité, laquelle doit revêtir un caractère prioritaire, avec l'aide et l'appui de la communauté internationale.

Les délégations suivantes ont participé au débat interactif avec l'Expert indépendant sur la Côte d'Ivoire: Mali, Éthiopie (au nom du Groupe africain), Niger, Maroc, Union européenne, Togo, États-Unis, Australie, Belgique, Burkina Faso, Soudan, Sénégal, Niger, Algérie, Égypte, République centrafricaine, France, Italie, Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), Organisation mondiale contre la torture (OMCT), Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH), Action internationale pour la paix et le développement dans la région des Grands Lacs, Comité international pour le respect et l'application de la charte africaine des droits de l'homme et des peuples (CIRAC) et Franciscain international.

M. Gustavo Gallón, Expert indépendant sur la situation des droits de l'homme en Haïti, qui présentait son premier rapport au Conseil, a expliqué que ce pays bat des records en termes d'inégalité sociale, de manque de ressources, d'infrastructures, d'analphabétisme et d'inégalités entre hommes et femmes. Il a ainsi cité parmi les domaines prioritaires que devrait affronter le Gouvernement, l'analphabétisme, la détention provisoire prolongée et la surpopulation carcérale, la faiblesse de l'état de droit, la persistance de l'exploitation des enfants, les violences sexuelles ou les attaques contre les personnes LGBT, les violations des droits de l'homme commises dans le passé et les conséquences des catastrophes naturelles.

Les délégations qui ont participé au débat ont constaté des progrès en Haïti, même si beaucoup reste encore à faire, notamment en matière de consolidation de l'état de droit. Les défis existants, bien que complexes, ne sont pas insurmontables, ont–elles convenu, étant donné la bonne coopération des autorités haïtiennes avec l'Expert indépendant. La communauté internationale doit prendre part au relèvement d'Haïti, ont également plaidé certaines délégations.

Les délégations suivantes ont participé au débat interactif avec l'Expert indépendant sur Haïti: Union européenne, France, Chili, Mexique, États-Unis, Australie, Norvège, Costa Rica (au nom de la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes-CELAC), Cuba, Venezuela, Argentine, Algérie, Maroc, Togo, Brésil, Conectas Direitos Humanos (au nom également de Centro de Estudios Legales y Sociales (CELS) Asociación Civil), Association internationale des juristes démocrateset Amnesty International.

Demain, à partir de 9 heures, le Conseil sera saisi de rapports sur la situation des droits de l'homme au Mali, en République centrafricaine et à Sri Lanka.

Examen du rapport sur la situation des droits de l'homme en Côte d'Ivoire

Présentation du rapport

M. DOUDOU DIÈNE, Expert indépendant sur la situation des droits de l'homme en Côte d'Ivoire, a rappelé que la crise post-électorale de 2010, qui a provoqué plus de 3000 morts, est à la fois le point culminant et l'illustration de la tragédie humaine qu'a traversé le pays. Mais, aujourd'hui, trois progrès majeurs ont été accomplis: la reconstruction démocratique institutionnelle, la sécurité nationale et le redressement économique. Pour autant, ces avancées sont fragilisées par la polarisation politique, l'absence de pluralisme politique inclusif, la prévalence de la question de l'équité de la justice et la prégnance de la question sociale.

Pour l'Expert indépendant, la création d'une commission nationale des droits de l'homme, le déploiement de plusieurs organismes publics dans l'intérieur du pays, l'adoption de trois lois relatives à la nationalité, à l'apatridie et au foncier rural reflètent des dynamiques encourageantes. Cependant, la sécurité, même si elle s'est globalement améliorée, reste menacée par la culture de violence et la bombe à retardement que sont les ex-combattants non intégrés et toujours armés. Ces derniers se rendent dans certains cas coupables d'attaques et de braquages, a observé l'Expert indépendant. La question de l'utilisation des Dozos dans l'appareil sécuritaire, même si elle a diminué, reste également un problème, a encore observé M. Diène. Dans ce contexte, l'Expert indépendant recommande au Gouvernement d'encadrer juridiquement ces chasseurs traditionnels. Il invite par ailleurs les partenaires publics et privés de la Côte d'Ivoire à faire davantage pour l'intégration des ex-combattants, dans lesquels il voit une véritable menace de déstabilisation.

L'expert indépendant a également regretté le blocage du dialogue politique et de la réconciliation nationale, en raison notamment d'une polarisation de la vie politique et du climat de stigmatisation. Même si la récente libération de détenus liés à la crise post-électorale et l'amorce d'un dialogue entre le Gouvernement et l'ancien parti au pouvoir, le Front Patriotique Ivoirien, est un pas en avant, M. Diène a mis en garde contre toute tentative de stratégie électoraliste à court terme qui viserait uniquement la conquête ou la conservation du pouvoir au détriment de l'intérêt fondamental que représente pour le pays la réconciliation.

Pour l'Expert indépendant, la lutte contre l'impunité reste également un défi pour la Côte d'Ivoire. C'est ainsi qu'il a observé des lenteurs en ce qui concerne les dossiers emblématiques comme les enquêtes sur les massacres de Nahibly et le charnier de Torgueï. Il a en outre invité le gouvernement à prendre en compte la situation des victimes, à la considérer comme une cause nationale et à la traiter à égalité, en transcendant les clivages politiques partisans. Il faut aussi que les fruits de la croissance économiques soient équitablement distribués, faute de quoi l'inégalité économique risque de constituer un autre facteur de déstabilisation.

M. Diène a estimé en conclusion que la Côte d'Ivoire approche de son heure de vérité avec l'élection présidentielle de 2015, qui sera un marqueur de la réconciliation nationale. Or, a-t-il observé, le calendrier électoral est à ce jour fragilisé, voire menacé par des questions lourdes, de nature à entacher la qualité démocratique des élections.

Le rapport sur la situation des droits de l'homme en Côte d'Ivoire (A/HRC/25/73) fait état d'une situation sécuritaire qui s'améliore tout en demeurant fragile en raison de la persistance d'une culture de violence, du nombre important d'anciens combattants pas encore démobilisés et du fait que des groupes de Dozos continuent à assumer, dans certaines régions, des fonctions sécuritaires régaliennes de l'État. Le dialogue politique reste bloqué alors qu'on assiste à un retour de la violence verbale partisane et polarisante dans le discours politique, tendance inquiétante dans le contexte préélectoral des élections présidentielles de 2015. Persiste de manière inquiétante la perception d'une justice à deux vitesses, nourrie par le fait que seuls les auteurs de violations de droits de l'homme proches de l'ancien pouvoir ont été jusqu'ici poursuivis. Il faut accorder la plus haute priorité à la situation des victimes de la longue crise ivoirienne «afin qu'elles ne soient pas «sacrifiées sur l'autel des arrangements politiciens».

Pays concerné

La Côte d'Ivoire a fait part de sa reconnaissance à la communauté internationale pour les efforts déployés en faveur de la paix et de la réconciliation dans le pays. Elle s'est félicitée des recommandations émises par l'Expert indépendant, notant qu'il avait pris bonne note des progrès accomplis par les autorités. Elle a apporté des précisions au sujet du dialogue politique, en soulignant que les autorités ont institué un cadre permanent de dialogue avec l'opposition, qui constitue une excellente plate-forme d'échange. Le Gouvernement ivoirien est conscient de la fragilité de la situation sécuritaire. Des mesures pragmatiques ont été prises pour remédier à cette situation, notamment la mise sur pied de forces mixtes composées des forces nationales et onusiennes pour contrôler les frontières, la démobilisation d'anciens groupes armés et la récupération de milliers d'armes.

Le Gouvernement ivoirien réaffirme sa volonté de rendre la justice à toutes les victimes afin de réparer le tissu social du pays après la crise post-électorale. La Côte d'Ivoire souhaite qu'on permette à la justice ivoirienne de mener avec sérénité et dans des délais raisonnables les processus judiciaires pour réparer les préjudices causés aux victimes. Le mandat de la Commission dialogue, vérité et réconciliation, qui arrivait à échéance en septembre 2013, a été prorogé par le Président de la République, a rappelé la délégation. Dix nouveaux établissements pénitentiaires seront prochainement construits, afin de garantir les droits et la dignité des personnes incarcérées et améliorer les conditions de détention. Beaucoup de recommandations adressées au Gouvernement ivoirien dans le rapport du Rapporteur spécial sont déjà en cours de mise en œuvre, a affirmé la Côte d'Ivoire, qui a déclaré que la consolidation de l'état de droit fondé sur la justice et les droits de l'homme était la priorité du Gouvernement.

Débat interactif

Le Mali a estimé que le rapport de M. Diène permettait d'apprécier à sa juste valeur les progrès significatifs accomplis par le pays en matière de promotion et la protection des droits de l'homme. Il a félicité les autorités ivoiriennes pour les grands efforts fournis dans le cadre de la prise en charge des préoccupations de l'ensemble des populations. L'Éthiopie au nom du Groupe africain, s'est félicitée de l'amélioration de la situation dans le pays, de la prorogation du mandat de la Commission dialogue, vérité et réconciliation et de son engagement en faveur d'une renaissance authentique du processus de réconciliation. Face aux tentatives de replonger le pays dans l'instabilité, le Groupe africain réaffirme son soutien en faveur des principes démocratiques, l'accession au pouvoir ne pouvant se faire que par un processus électoral transparent, équitable et pacifique. Le Niger s'est félicité que le Gouvernement se soit attaqué aux causes profondes de la crise par l'adoption des lois sur la nationalité, l'apatridie et le foncier rural. Le Maroc a quant à lui observé qu'en dépit de l'embargo sur les armes, la Côte d'Ivoire a pu renforcer son système sécuritaire, tout en se félicitant de la très bonne reprise économique.

L'Union européenne a constaté que la sécurité dans le pays demeurait fragile et qu'elle influait directement sur la situation des droits de l'homme. Elle est aussi préoccupée par le nombre encore en augmentation des violences sexuelles, particulièrement dans l'ouest du pays. La résurgence d'un discours politique polarisant risque de mettre en échec les acquis démocratiques et institutionnels, a-t-elle averti. Le Togo a fait part de sa préoccupation face à la situation des albinos, qui font l'objet d'un rejet social et culturel, ainsi que par la persistance des violences sexuelles à l'égard des femmes et des filles. Les États-Unis, qui ont affirmé partager les préoccupations de M. Diène sur l'augmentation des violences sexuelles, se sont aussi inquiétés de la lenteur des progrès de la réforme du secteur de la sécurité, de la démobilisation, du désarmement et d'autres défis importants pour une réconciliation nationale authentique.

L'Australie, qui reconnaît les progrès récents survenus dans le pays, a souligné que l'amélioration des droits de l'homme était liée de manière étroite à la situation sécuritaire. Elle est fortement préoccupée par la prévalence de la violence sexuelle et par la résurgence des oppositions politiques frontales. La Belgique a déclaré que la culture de violence et d'impunité devait être combattue par des processus judiciaires. Mais pour que la réconciliation nationale soit totale, les causes profondes de la crise doivent être abordées. Les autorités ivoiriennes doivent poursuivre et maintenir le dialogue politique amorcé.

Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) a estimé que le niveau des violences contre les enfants, et en particulier les filles, était toujours préoccupant. En outre, la situation des enfants en conflit avec la loi est elle aussi particulièrement préoccupante. L'UNICEF souligne que la réforme des textes et des institutions en matière de justice pour mineurs doivent être accélérés pour mise en conformité avec les standards internationaux.

Le Burkina Faso, le Soudan, le Sénégal et le Niger ont exhorté la communauté internationale à poursuivre son appui aux efforts du pays pour consolider des acquis obtenus de haute lutte. Au nom de leur communauté de destin, le Burkina Faso assure qu'il ne ménagera aucun effort pour poursuivre sa coopération avec la Côte d'Ivoire dans sa quête d'une paix durable.

L'Algérie a appuyé l'appel de l'Expert indépendant à la communauté internationale afin qu'elle consolide son engagement auprès de la Côte d'Ivoire en apportant un soutien approprié dans les domaines socio-économique, politique et sécuritaire. Elle réitère la nécessité de faire bénéficier le pays d'une assistance technique du Haut-Commissariat aux droits de l'homme. Pour l'Égypte, l'assistance internationale doit aider à la reconstruction démocratique et économique du pays. Elle doit aussi permettre de renforcer l'appareil sécuritaire d'État, a ajouté la République centrafricaine.

La France a souligné que si le pays était engagé dans la voie de la normalisation, que si les institutions étaient en cours de consolidation et que si la situation sécuritaire s'était améliorée considérablement tout en demeurant fragile, plusieurs domaines exigeaient une action prioritaire et déterminée, notamment dans le secteur judiciaire. «La France rappelle que la lutte contre l'impunité doit revêtir un caractère prioritaire : toutes les personnes qui se sont rendues coupables de violations des droits de l'homme, quelle que soit leur appartenance politique, doivent répondre de leurs actes». La France a demandé quelles mesures les autorités ivoiriennes avaient prises pour lutter contre les violences sexuelles et pour s'assurer que leurs auteurs ne demeurent pas impunis. L'Italie s'est félicitée des progrès réalisés par la Côte d'Ivoire dans le rétablissement des institutions démocratiques et de l'engagement affiché en faveur des droits de l'homme. Elle souligne néanmoins elle aussi la nécessité de traduire en justice les responsables de violations si l'on entend parvenir à une réconciliation digne de ce nom. Elle affirme aussi l'importance de promouvoir la cohésion sociale en intégrant droits de l'homme et valeurs traditionnelles.

Parmi les organisations non gouvernementales, l'Organisation mondiale contre la torture s'est dite très préoccupée par la persistance des violations des droits de l'homme, y compris des actes de torture, commises dans une impunité quasi générale, en dépit de l'amélioration de la situation sécuritaire globale. Il est fondamental d'inclure un volet justice au sein de la Commission réconciliation, vérité et réconciliation, a-t-elle plaidé, avant d'appeler les autorités ivoiriennes à remettre au plus vite son rapport initial au Comité contre la torture. La Fédération internationale des ligues des droits de l'homme a salué le transfert de Charles Blé Goudé au siège de la Cour pénale internationale, qui constitue un signal positif pour les victimes. Elle s'est félicitée de la création en janvier 2014 d'une Cellule spéciale d'enquête et d'instruction permanente, y voyant une structure essentielle à la lutte contre l'impunité, avant d'appeler les autorités ivoiriennes à mener une politique engagée, cohérente et impartiale dans ce domaine.

Le Comité international pour le respect et l'application de la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples a souligné que la réconciliation nationale est aussi importante que la réforme institutionnelle. Le processus de réconciliation doit associer tous les acteurs concernés, y compris les chefs traditionnels et religieux. La lutte contre l'impunité est par ailleurs un défi sans précédent et il faut garantir que ce combat urgent ne soit pas entaché de sélectivité et de traitement discriminatoire. L'Action internationale pour la paix et le développement dans la région des Grands Lacs a affirmé que, malgré quelques avancées significatives, le retour à la paix et à la stabilité reste à construire. Au plan sécuritaire, une relative stabilité règne à la frontière avec le Ghana, mais il existe des allégations de meurtres ciblés contre des réfugiés politiques pro-Gbagbo réfugiés au Ghana. L'ONG a également dénoncé la persistance des violations des droits de l'homme commises par les Forces républicaines de Côte d'Ivoire.

Franciscain International a relevé que le problème de la séparation entre prévenus et détenus n'est pas encore résolu au sein du système carcéral ivoirien, tout comme le problème de la séparation des mineurs et des adultes. L'organisation a ainsi recommandé une amélioration substantielle des conditions matérielles des détenus et la construction urgente de prisons pour mineurs. Elle s'est également réjouie de l'adoption de la loi sur la Couverture médicale universelle, tout en s'interrogeant sur la mise en œuvre concrète de cette loi.

Conclusions

M. DIÈNE a estimé que la situation actuelle de la Côte d'Ivoire s'expliquait par «dix ans de crise, dix ans de violence, dix ans de non-droit», une décennie terrible qui «a profondément marqué la population ivoirienne». En conséquence de quoi, le rétablissement du pays s'inscrit dans la longue durée. Le retour à la démocratie, aux droits de l'homme et à la prospérité relève d'un effort collectif, a-t-il observé. Une crise comme celle-là doit certes avoir une réponse politique, puisque ce sont les hommes politiques qui en sont les auteurs et qu'ils ont agi comme ils l'ont fait afin de capter ou de conserver le pouvoir.

Au-delà de la politique, la soif de justice et d'équité doivent se concrétiser, a dit M. Diène, qui a averti que «le sentiment d'injustice est un poison lent». En outre, la question sociale est cruciale elle aussi : l'Ivoirien moyen doit savoir qu'il existe des hôpitaux fonctionnels pour soigner ses enfants, qu'on peut vivre de son travail alors que le pays connaît une nouvelle phase de développement. Mais, pour l'Expert indépendant, la politique, la justice et le droit ne sont pas suffisants. Il faut ce qu'il appelé une «catharsis morale» par laquelle les responsables politiques reconnaissent leurs responsabilités. Le pays approche de son «heure de vérité», alors que les élections sont prévues dans quinze mois. Or, les conditions pour cet apaisement sont des questions extrêmement lourdes qu'il est urgent de résoudre, a averti M. Diène. L'effort doit venir à la fois de la Côte d'Ivoire et de la communauté internationale. La crise centrafricaine montre l'extrême fragilité des sociétés pluriculturelles, a-t-il conclu.

Examen du rapport sur la situation des droits de l'homme en Haïti

Présentation du rapport

M. GUSTAVO GALLÓN, Expert indépendant sur la situation des droits de l'homme en Haïti, qui présentait son premier rapport au Conseil, a expliqué que comme ses prédécesseurs, il a trouvé une situation complexe en Haïti. Ainsi le pays bat des records en termes d'inégalité sociale, de manque de ressources, d'infrastructures, d'analphabétisme et des inégalités entre hommes et femmes. Pour remédier à cette situation, le Gouvernement a donné une priorité à la mise en œuvre d'importants programmes d'assistance sociale et a adopté un plan stratégique de développement axé sur cinq priorités, à savoir l'éducation, le développement humain. Mais pour l'Expert indépendant, l'État devrait adopter des traitements de choc quant aux cinq défis qu'il a identifié.

Pour M. Gallón, l'État doit mettre sur pied un plan à court terme pour déraciner les populations de l'analphabétisme qui touche la moitié de la population adulte. L'alphabétisation est urgente car elle est une condition nécessaire pour vivre dignement et un préalable à la réalisation d'autres droits, a expliqué l'Expert indépendant. M. Gallón a également estimé que le Gouvernement devrait se pencher sur le problème particulier de la détention provisoire prolongée. Dans l'ensemble du pays, la population carcérale dépasse dix mille personnes, alors que les capacités sont limitées à quatre mille places, a-t-il remarqué, observant par ailleurs que 80% des personnes incarcérées sont en détention provisoire, en attente de jugement. Cette situation exige également un traitement de choc, a plaidé l'Expert indépendant, qui s'est néanmoins félicité de la mise sur pied d'une commission pour y réfléchir en octobre dernier.

Autre sujet qui mérite l'attention du Gouvernement, la faiblesse de l'état de droit. Selon l'Expert indépendant, peu de personnes font confiance à l'État pour jouer un rôle en leur faveur. Cette fragilité rend difficile la réalisation des droits économiques, sociaux et culturels. Ceci est particulièrement visible dans le manque d'accès à la justice, la persistance de l'exploitation des enfants -notamment par le système des «restavèks»- les violences sexuelles ou les attaques contre les lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres, a poursuivi M. Gallón. Les violations des droits de l'homme commises dans le passé méritent également que le Gouvernement s'en saisisse, a encore plaidé l'Expert indépendant, qui s'est félicité de la décision de la Cour d'appel de mener des enquêtes complémentaires sur les accusations de crimes contre l'humanité dont fait l'objet l'ancien président Jean-Claude Duvalier, et non pas uniquement sur les accusations de crimes financiers.

Haïti devrait aussi se pencher sur les conséquences des catastrophes récemment subies par le pays, et en particulier sur la question des personnes déplacées. Pour l'Expert indépendant, il est en outre important de dépasser les difficultés diplomatiques et accorder toutes les réparations aux victimes de l'épidémie de choléra qui a frappé le pays. Enfin, la question des 4 500 000 Haïtiens vivant en République dominicaine qui pourraient devenir apatrides suite à la décision du Tribunal constitutionnel de ce pays reste un sujet de préoccupation que le Gouvernement devra résoudre, a conclu M. Gallón.

Le rapport sur la situation des droits de l'homme en Haïti (A/HRC/25/71) constate une situation «extrêmement grave, mais surmontable» pourvu que cinq conditions fondamentales soient remplies: une volonté politique forte du Gouvernement et de la communauté internationale, une participation active de la société civile, un consensus sur les problèmes à résoudre en priorité, une concentration et une coordination des efforts dans la même direction, et une solide persévérance de ces efforts pour atteindre les objectifs définis. Il propose une série de mesures à prendre d'urgence, «faute de quoi de graves violations des droits de l'homme continueront à être commises à chaque instant contre des milliers de personnes», pour transmettre à la population haïtienne et à la communauté internationale une volonté d'engagement pour le redressement de la situation des droits de l'homme, et pour paver la voie sur laquelle devront être menées à terme les autres recommandations en matière de droits de l'homme formulées pendant les trois dernières décennies.

Pays concerné

Remerciant l'expert indépendant, Haïti a mis l'accent sur les efforts entrepris par le Gouvernement en matière de lutte contre l'impunité, la criminalité et la pauvreté et de consolidation de l'état de droit. Pour Haïti, des causes historiques, sociologiques, culturelles, sociales et politiques expliquent la persistance des profondes inégalités sociales. Dès son accession au pouvoir en 2011, le Président Martelly s'est fixé quatre objectifs : la lutte contre la pauvreté, l'instauration de l'état de droit, l'éducation pour tous et la lutte contre l'impunité. En 2011, 76% de la population vivaient en situation de pauvreté et 56% dans la pauvreté extrême. Pour y remédier, le Gouvernement a notamment investi plus de 150 millions de dollars dans les programmes d'assistance sociale, créé diverses institutions et défini une politique nationale de sécurité alimentaire. La délégation haïtienne a déploré que ces avancées ne figurent pas dans le rapport du Rapporteur spécial.

Par ailleurs, Haïti a souligné les efforts accomplis par le Gouvernement pour lutter contre la «cacophonie humanitaire» qui règne dans le pays et qui a empiré depuis le tremblement de terre. S'agissant de l'éducation, le taux d'enfants scolarisés est passé de 49,6% en 2010 à 77% en 2013, notamment grâce au Programme de scolarisation universelle gratuit et obligatoire. L'état de droit reste une des priorités du Gouvernement et un Conseil supérieur du pouvoir judiciaire a été mis en place pour garantir l'indépendance des magistrats et de tous les juges de la Cour de cassation. De même, la professionnalisation de la police nationale se poursuit.

En dépit de tous ces progrès, beaucoup reste à faire dans d'autres domaines, en particulier concernant le système pénitentiaire, reconnaît Haïti. En effet, 85% de la population carcérale sont en détention provisoire prolongée au-delà des délais posés par la loi. Le Gouvernement s'engage à travailler à la résorption de cet épineux problème. Sur le plan de la santé, les défis sont considérables. Le tremblement de terre de 2010 a fragilisé ce secteur et l'apparition en octobre 2010 du choléra a pris de court les autorités du pays et aggravé la situation. Un plan global d'éradication du choléra sur une période de dix ans doté d'un budget de 2,2 milliards de dollars a été lancé en 2013 et la première phase est en cours de mise en œuvre. Haïti persiste à croire que les Nations Unies ont la responsabilité d'accompagner de manière soutenue les autorités haïtiennes dans leurs efforts inlassables visant à éradiquer définitivement ce fléau sur tout le territoire. Pour conclure, Haïti a affirmé être entré de manière irréversible «dans une nouvelle ère, celle du progrès social et économique».

Débat interactif

L'Union européenne a constaté qu'Haïti avait réalisé des progrès indéniables, ratifiant six des huit conventions principales des droits de l'homme des Nations Unies. Le vote d'une loi électorale est également la preuve de la normalisation en cours. Il est urgent toutefois que les autorités conviennent d'une date pour que le scrutin soit organisé au plus vite et que ces élections soient libres, transparentes et inclusives. Beaucoup reste à faire pour consolider l'état de droit. La France, qui a salué la tenue prochaine d'élections, se félicite en outre de la volonté des autorités de Port-au-Prince de travailler de concert avec l'Expert indépendant pour mettre en œuvre les recommandations figurant dans son rapport, en vue de mettre fin aux violations des droits de l'homme. Elle estime que «seule une volonté politique forte, accompagnée d'une participation active de la société civile, contribuera à améliorer la situation des droits de l'homme et la protection de tous les citoyens».

Le Chili a rappelé que, si la réalité haïtienne est complexe, il n'était pas impossible pour autant de faire preuve d'optimisme avec la conviction qu'il est possible de surmonter les obstacles auxquels le pays est confronté. Le Mexique a estimé que la situation des droits de l'homme est critique en Haïti mais que l'on peut l'améliorer, notamment par le renforcement de l'état de droit. Mais quelles mesures prendre pour améliorer l'efficacité du renforcement des capacités, a-t-il demandé. Les États-Unis sont convaincus eux aussi que des changements, institutionnels notamment, sont possibles, d'autant qu'Haïti a progressé en matière d'état de droit. Ils félicitent le gouvernement de Port-au-Prince pour son excellente coopération avec l'Expert indépendant. L'Australie constate qu'en dépit d'améliorations, la progression de l'état de droit demeure problématique, par exemple en matière de détention provisoire et de surpopulation carcérale. Elle appelle Haïti à agir en étroite collaboration avec l'Expert indépendant.

Le Costa Rica, au nom de la Communauté des États d'Amérique latine et des Caraïbes (CELAC), qui a réitéré l'engagement de ce groupe de pays à porter assistance à Haïti, a noté les domaines qui demeurent particulièrement préoccupants tels que la lutte nécessaire contre les inégalités sociales. Il s'est dit heureux de la coordination des efforts à laquelle participe l'Expert indépendant avec les autorités haïtiennes. La CELAC est favorable à la reconduction de son mandat. La Norvège se félicite que le rapport de l'Expert indépendant aborde la question des crimes passés et de l'impunité. Elle juge important que les Haïtiens soient confrontés à leur passé car les ères Duvalier et post-Duvalier ont laissé des blessures profondes. Pour qu'Haïti parvienne à une vision collective de son avenir, il doit nettoyer son passé.

Dans le cadre de l'assistance technique, Cuba a jugé fondamental de prendre en compte en effet les nécessités et priorités du peuple et du gouvernement haïtiens. Le Conseil des droits de l'homme doit ainsi respecter la volonté du pays concernant la coopération qu'il juge nécessaire et la manière de la concrétiser dans un contexte de défis importants et de carences matérielles. Pour Cuba, «nous avons tous l'obligation morale d'apporter des ressources additionnelles et une plus grande coopération avec Haïti, non seulement pour sa reconstruction mais aussi particulièrement pour son développement». Le Venezuela, qui envoie régulièrement de l'aide sous forme de dons au Gouvernement haïtien, a observé que la crise alimentaire menace gravement les droits de l'homme des Haïtiens. C'est pourquoi les acteurs concernés doivent prendre des mesures pour aider ce pays, y compris en allégeant le fardeau de son énorme dette. L'Argentine, qui coopère aussi avec le Gouvernement haïtien et lui fournit une aide matérielle et financière et qui est membre du groupe de soutien à Haïti au sein de l'ECOSOC, soutient le renouvellement du mandat de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).

L'Algérie a exhorté les Nations Unies et la communauté internationale de continuer à apporter tout son soutien à ce pays. Le Maroc a salué la mobilisation du Gouvernement haïtien à travers le lancement du programme national de lutte contre la faim et la malnutrition et du programme d'assistance sociale. Il soutient Haïti dans ses efforts visant à relever le défi de l'édification de l'état de droit. «Le Maroc, en tant que pays francophone, se tient prêt à partager son expérience de justice transitionnelle, pionnière en Afrique et dans le monde arabe». Quant au Togo, qui reste préoccupé par la fragilité institutionnelle du pays, il insiste sur la nécessité d'une coordination des différents acteurs sur le terrain en vue de répondre efficacement aux besoins d'ordre humanitaire des populations vulnérables.

Le Brésil a souligné que le renforcement de l'état de droit et la lutte contre la pauvreté étaient les deux priorités pour Haïti. Le Brésil a souligné qu'il est le seul pays de la région à avoir adopté une politique favorable aux migrants en provenance d'Haïti. À Port-au-Prince, l'attente des visas pour le Brésil a considérablement diminué, grâce à l'introduction de la possibilité d'en obtenir pour des raisons humanitaires et pour le regroupement familial. Le Brésil envisage de signer un accord avec l'Organisation internationale des migrations. Une fois accueillis au Brésil, les migrants sont pris en charge dans des centres d'accueil pour faciliter leur intégration rapide, en premier lieu en matière de logement et d'emploi.

Pour les organisations non gouvernementales, le Conectas Direitos Humanos (au nom également de Centro de Estudios Legales y Sociales (CELS) Asociación Civil) a appelé les pays d'accueil et de transit à respecter les droits des migrants haïtiens, notamment les pays d'Amérique du sud qui voient nombre d'Haïtiens arriver dans leurs pays. Amnesty international a observé que les personnes déplacées qui n'ont pas de logement sont victimes d'expulsions forcées et a appelé le Gouvernement à mettre en place une vraie politique du logement et à enquêter sur les allégations d'expulsion forcées.

Conclusion de l'expert indépendant

M. GALLÓN a appelé tous les États et la communauté internationale dans son ensemble à continuer d'appuyer les efforts déployés par Haïti. En réponse à la France, l'expert indépendant a relevé que la société civile haïtienne est dynamique, avant d'appeler la communauté internationale à contribuer à son développement. L'Office de protection du citoyen joue un rôle crucial dans la promotion et la protection des droits de l'homme, en particulier en raison de la faiblesse du système judiciaire. Pour ce qui est des moyens d'action à la disposition des autorités pour faire la lumière sur les violations des droits de l'homme commises par le passé, l'Expert indépendant a proposé de créer des commissions «vérité et réconciliation» pour établir les faits et réparer les préjudices causés aux victimes et au tissu social.

Réagissant à l'intervention du Chili, M. Gallón a expliqué qu'il est essentiel que la société civile participe à l'action du Gouvernement sur la base d'un dialogue constructif. En réponse aux États-Unis, l'Expert indépendant a dit que le renforcement de l'état de droit passe par l'harmonisation des lois avec les normes internationales des droits de l'homme reconnus au plan international. La création d'une institution nationale des droits de l'homme est un premier pas important dans ce sens, mais ce n'est pas la solution au problème. Pour ce qui est de la longueur excessive des détentions provisoires, elle est principalement due au manque de ressources à la disposition du pouvoir judiciaire haïtien. Certaines personnes attendent deux ou trois ans en prison avant de voir un juge. Une solution pourrait être de renforcer le système judiciaire et la capacité des juges de voir les personnes détenues préventivement. Enfin, en réaction aux commentaires du Mexique, M. Gallón a déclaré qu'il faudrait revoir la coopération internationale à destination d'Haïti et agir davantage de façon coordonnée et systématique.

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

Haiti: Human Rights Council holds interactive dialogues with Experts on human rights in Côte d'Ivoire and in Haiti

26 March 2014 - 3:15pm
Source: UN Human Rights Council Country: Côte d'Ivoire, Haiti

Human Rights Council

AFTERNOON

25 March 2014

The Human Rights Council this afternoon held interactive dialogues with the Independent Expert on the human rights situation in Côte d’Ivoire, Doudou Diene, and with the Independent Expert on the human rights situation in Haiti, Gustavo Gallon.

Doudou Diene, the Independent Expert on the human rights situation in Côte d’Ivoire, said that the report on the human rights situation in Côte d’Ivoire was structured around progress achieved and the remaining steps to be taken towards the rule of law. Step by step, democratic institutions and a human rights commission had been set up, and the main State organs were being rebuilt across the nation. On the security situation, both an overall improvement but also factors of fragility could be seen, including the time bomb of former combatants that had not been assimilated and were still armed. Mr. Diene appealed to all political stakeholders to engage in dialogue on main issues and institutional problems related to the elections.

Côte d’Ivoire, speaking as the concerned country, welcomed the relevant points made by the Special Rapporteur concerning the efforts made by the country on security, governance, and improving socio-economic conditions. The delegation provided additional information regarding political dialogue, the security situation, the justice system, and rights violations. President Ouattara had made clear his determination to ensure that no one enjoyed impunity for human rights violations. The prime objective of the government was the restoration of the rule of law based on human rights, public freedoms, and social peace and justice, and to this end, Côte d’Ivoire was reinforcing its cooperation with the United Nations human rights mechanisms.

In the interactive dialogue on Côte d’Ivoire, speakers commended the progress achieved in the field of human rights and the country’s constructive cooperation with the Independent Expert. Among other aspects, speakers commended the gradual establishment of democratic institutions, the re-establishment of the national police, the release of detainees close to the former regime, and the improvement of socio-economic conditions. Some expressed concerns about the resurgence of sexual violence and harmful practices against women and girls. The fight against impunity had to be a priority and an impartial investigation on past crimes was a fundamental condition for national reconciliation. Security remained fragile, and participants urged Côte d’Ivoire to continue to work towards security sector reform. Delegations also called on the international community to maintain and enhance its support to Côte d’Ivoire in the field of human rights.

Speaking during the interactive dialogue on Côte d’Ivoire were Ethiopia speaking on behalf of the African Group, the European Union, Togo, Algeria, Mali, Australia, United States, Burkina Faso, United Nations Children’s Fund, France, Italy, and Belgium.

The following non-governmental organizations also took the floor: World Organization against Torture, Action Internationale pour la Paix et le Developpement dans la Region des Grands Lacs, Comité International pour le Respect et l’Application de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, International Federation for Human Rights Leagues, and Franciscans International.

Gustavo Gallon, Independent Expert on the human rights situation in Haiti, pointed out that the complex situation in Haiti could be overcome if shock-treatment could be administered to the five priority areas and highlighted several areas for improvement. Concerning socio-economic inequalities, Mr. Gallon highlighted that 76 per cent of the population lived in extreme poverty, a great proportion suffered malnutrition and Haiti ranked among the lowest on the human development index in the world. Other areas concerned the situation of persons deprived of liberty and living in prolonged detention; the weakness of the rule of law; the need to address past human rights violations, combat impunity and provide redress to victims; and actions to improve the situation of those affected by recent disasters, who lived in deplorable conditions. Haiti faced significant structural challenges and required the support of the international community.

Haiti, speaking as the concerned country, reiterated the Government’s determination and commitment to promote and protect human rights. For more than a quarter of a century, reports had always focused on the deep-rooted inequalities, prison overcrowding, and the weakness of the judicial system. In 2013, there had been progress in the areas of housing projects and national food security policy, but such achievements were not referred to in the report. More than 1.2 million children had benefitted from the free school programme and the rule of law remained a priority for the Government. The Government had made clear and tangible progress over the last 33 months and would continue to seek support to bear the burden of shared responsibility to deliver on the rights of persons living in poverty.

In the interactive dialogue on Haiti, delegations recognised that Haiti had made progress in the field of human rights, including on tackling impunity, addressing hunger and malnutrition, and social programmes. There were still challenges remaining, including prolonged periods of pre-trial detention, sexual violence and discrimination. Addressing social inequalities and the fight against impunity were key aspects for reaching stability in Haiti. Speakers highlighted the need for international cooperation in areas such as the consolidation of the rule of law and the fight against poverty. Others stressed the importance of free, open and inclusive elections for democracy.

Speaking during the discussion on Haiti were the European Union, Costa Rica on behalf of the Community of Latin American and Caribbean States, Brazil, Togo, France, Morocco, Norway, Chile, United States, Cuba, Australia, Mexico, Venezuela, Argentina, and Algeria.

Connectas Direitos Humanos and Amnesty International also took the floor

The Council will resume its work on Wednesday, 26 March, at 9 a.m., when it will hold interactive dialogues with the Independent Expert on the human rights situation in Mali and the Independent Expert on the human rights situation in the Central African Republic.

Documentation

The Council has before it the report of the Independent Expert on the situation of human rights in Côte d'Ivoire, Doudou Diène (A/HRC/25/73).

Presentation by the Independent Expert on the Situation of Human Rights in Côte d’Ivoire

DOUDOU DIENE, Independent Expert on the situation of human rights in Côte d’Ivoire, said that the report on the human rights situation in Côte d’Ivoire was structured around progress achieved and the remaining steps to be taken towards the rule of law. The progress achieved since the end of the crisis following the elections had to be acknowledged and underlined. Step by step, democratic institutions and a human rights commission had been set up, and the main State organs were being rebuilt across the nation. On the security situation, both an overall improvement but also factors of fragility could be seen, including the time-bomb of former combatants that had not been assimilated and were still armed. It was unfortunate to note that the political dialogue was now stuck, as was the national reconciliation process, because of the creeping return to a climate of polarization and political stigma. The provisional release of a large number of detainees related to the crisis and the recent beginning of renewed contact between the Government and political parties were encouraging, despite developments in the last few days. An appeal was made to all political stakeholders to talk on main issues and institutional problems related to elections.

It was urgent for there to be no more impunity and to ensure that equity and justice became a reality. The slow pace of justice was regretted, particularly on emblematic issues. The situation of victims of the crisis required the particular attention of the State and a global, objective approach was needed. Turning to economic and social rights, it was believed that the remarkable macro-economic performance in the country would be of definite benefit to the whole population. The notable feeling of social insecurity might make social issues a factor for de-stabilization. It was stressed that it was necessary to recognize and respect the fundamental role to be played in national reconciliation by independent civil society organizations. Attention was drawn to the need to become aware that the country’s crisis may be coming to a moment of truth. The major challenge faced was to ensure that elections took place in a calm and democratically credible way. The timetable was fragile and threatened by several difficult prior issues. These questions related to the irreversible and urgent need to get back a basic political dialogue that was pluralistic and inclusive. Impartial, equitable, national and international justice for all those involved in the legal process had to be seen. The serious crisis in the Central African Republic had to be a warning to all those involved in the Côte d’Ivoire crisis.

Statement by the Concerned Country

Côte d’Ivoire, speaking as the concerned country, welcomed the relevant points made by the Special Rapporteur concerning the efforts made by the country on security, governance, and improving socio-economic conditions. However, Côte d’Ivoire would make a few comments for a better understanding of the information and recommendations contained in the report, concerning political dialogue, the security situation, the justice system, and rights violations. While dialogue constituted an important framework for exchanges among politicians, and measures had been taken in this regard such as the provisional freedom of individuals close to the former regime and the return of people in exile, refugees and displaced persons, not everyone appreciated these measures. Concerning security, the delegation noted that the situation remained fragile, however, a number of pragmatic measures had been taken to this end. The delegation also addressed the functioning of the justice system, addressing the situation of victims, detention conditions in prisons, and the national human rights commission. Many of the recommendations included in the report were being implemented. President Ouattara had made clear his determination to ensure that no one enjoyed impunity for human rights violations. The prime objective of the government was the restoration of the rule of law based on human rights, public freedoms, and social peace and justice; to this end, Côte d’Ivoire was reinforcing its cooperation with the United Nations human rights mechanisms.

Interactive Dialogue with the Independent Expert on the Situation of Human Rights in Côte d’Ivoire

Ethiopia, speaking on behalf of the African Group, commended the progress achieved by Côte d’Ivoire in the field of human rights, including the release of prisoners and the conduct of investigations on post electoral crisis crimes, and its constructive cooperation with the Independent Expert. The African Group called on the international community to maintain and enhance its support to Côte d’Ivoire in the field of human rights and democratization. The European Union welcomed the progress achieved in governance and the gradual establishment of democratic institutions. The European Union supported the re-establishment of the national police in order to ensure security throughout the territory. It was concerned about the resurgence of sexual violence and harmful practices against women and girls. The fight against impunity had to be a priority, and an impartial investigation on past crimes was a fundamental condition for national reconciliation. Togo welcomed the national reconciliation process in Côte d’Ivoire, including the release of detainees close to the former regime. Togo remained concerned about the rejection of albinos and about gender violence. It welcomed the efforts made to address the high cost of living, and invited the international community to continue its support to Côte d’Ivoire in the field of human rights and development.

Algeria noted with satisfaction the gradual establishment of democratic institutions, as well as progress in the field of economic, social and cultural rights and in the field of security. Algeria encouraged efforts to strengthen the national dialogue and reconciliation process. It also supported the appeal of the Independent Expert to the international community to provide support to Côte d’Ivoire. Mali congratulated Côte d’Ivoire for its achievements on economic and social governance and for its full cooperation with the Independent Expert, which illustrated Côte d’Ivoire’s commitment to protect human rights. Mali expressed its full support to the Ivorian authorities’ efforts to stabilize the country, and wished Côte d’Ivoire success in this field. Australia acknowledged positive developments in the field of human rights, including the release of detainees pending trials and the adoption of a bill on human rights defenders. The security in the country remained fragile, and Australia supported efforts to reform the security sector. Australia was concerned about hate speech in Côte d’Ivoire, as well as about the prevalence of sexual violence.

United States shared the concern of the Independent Expert about the increase in sexual violence against women and girls and about the slow progress of security sector reform, demobilization and disarmament, and the significant challenges to genuine national reconciliation. Burkina Faso welcomed the recommendations of the Independent Expert to reinforce a political dialogue to put an end to hate speech and called on the international community to help Côte d’Ivoire to build on its achievements in order to address residual insecurity. The United Nations Children’s Fund was concerned about the lack of legal provisions to punish the perpetrators of violence against children, and particularly girls, and called for a large-scale national inquiry to establish the real dimensions of phenomenon which were underestimated. France agreed with the seven priority areas identified by the Independent Expert that the Government should focus on, and said that tackling impunity must be a priority, including for acts of sexual violence. Italy stressed the need to hold perpetrators of human rights violations accountable and said it was a basis to true national reconciliation. Belgium expressed concern about human rights violations in the country, and in particular about the increase in sexual violence which had become a common occurrence, and about the persistence of harmful practices such as early marriages and female genital mutilation.

Senegal congratulated the Independent Expert for the quality of the report and commended Côte d’Ivoire for its efforts to consolidate democracy, among many other measures. Senegal urged Côte d’Ivoire to continue to work towards national reconciliation on the basis of dialogue and on the international community to provide support. Sudan joined the Independent Expert in welcoming the gradual establishment of democracy in Côte d'Ivoire and said that the ongoing reconciliation process deserved to be supported by the international community. Morocco welcomed the quality of cooperation and interaction between Côte d’Ivoire and the Independent Expert, which had contributed to the success of the mission and the quality of the report. Côte d’Ivoire had improved its security situation and a number of important signals supported the credibility of efforts at reconciliation.

Niger paid tribute to the cooperation between Côte d’Ivoire and the Independent Expert and noted the process of institutional reconstructions, as well as measures to improve political dialogue. The report underscored the key role played by institutions in that process. The continued support of the international community was necessary for Côte d’Ivoire to continue its efforts. Egypt welcomed the progress made by Côte d’Ivoire and the release of many prisoners detained in connection with post-election violence, which reflected the commitment of the Government to bring perpetrators to justice. It noted the role played by the Truth and Reconciliation Commission in promoting dialogue and reiterated the need for support from the international community. Central African Republic thanked the Independent Expert for the quality of the report, noting with satisfaction the update on the human rights situation on the basis of information gather by different stakeholders. The delegation encouraged Côte d’Ivoire to strengthen its security apparatus and to combat sexual violence.

World Organization against Torture said concerns remained regarding persistent gross human rights violations in Côte d'Ivoire, including acts of torture committed with impunity by the Republican Forces. It called for the inclusion of a justice dimension in the mandate of the Truth and Reconciliation Commission. Action Internationale pour la Paix et le Developpement dans la Region des Grands Lacs said that despite the progress achieved, including the release of political prisoners, much remained to be done to ensure peace and stability. It was concerned about executions allegedly perpetrated by the authorities against supporters of Laurent Gbagbo. Comité International pour le Respect et l’Application de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples called on Côte d'Ivoire to ensure that local leaders and civil society organizations were included in national reconciliation efforts and to continue its efforts to end impunity without selectivity or discriminatory treatment.

International Federation for Human Rights Leagues welcomed the decision by the authorities to transfer Charles Blé Goudé to the International Criminal Court, as well as the establishment of a new special investigation unit, and called for the allocation of the necessary resources to that unit. It urged Cote d’Ivoire to implement a strong policy against impunity. Franciscans International was concerned about the detention conditions for juvenile offenders, and noted that juvenile and adult defenders were not separated in detention facilities, including in Abidjan. It recommended substantial improvement in material conditions of detainees, with a particular focus on juveniles.

Concluding Remarks

DOUDOU DIENE, Independent Expert on the situation of human rights in Côte d'Ivoire, speaking in concluding remarks, reminded the Council of the deep roots of the crisis which comprised of 10 years of violence; 10 years with the absence of the rule of law. It was a structured crisis that had scarred the population and the response had to be a long-term one. There was a need for a return to democracy, to human rights and prosperity, and that had to be a collective undertaking for the whole of Ivorian society because a crisis needed a political response and because politics had caused the crisis. It was urgent to end impunity and make justice a reality, because the feeling of injustice was a slow-working poison. The country had achieved remarkable growth figures but it was urgent for that to be used as a basis for progress. However, a crisis such as Côte d'Ivoire’s could not just be resolved in terms of politics, justice and rights, said Mr. Diene, there also needed to be moral awareness. Those who created the crisis had to go through some form of catharsis and speak out individually and collectively, recognizing their responsibility before the people. That may be the most firm basis of reconciliation. The crisis in the Central African Republic showed how fragile multicultural societies could be and the need to consistently get back to work through politics, policy, rights and justice.

Documentation

The Council has before it the report of the Independent Expert on the situation of human rights in Haiti (A/HRC/25/71).

Presentation by the Independent Expert on the Situation of Human Rights in Haiti

GUSTAVO GALLON, Independent Expert on the situation of human rights in Haiti, presented his first report after taking the office in June 2013 and pointed out that the complex situation in Haiti could be overcome if shock-treatment could be administered to five priority areas. The first area was socio-economic inequalities: 76 per cent of the population lived in extreme poverty, a large proportion suffered from malnutrition and Haiti ranked among the lowest in the world on the Human Development Index. Governmental priorities included education and the quality of housing, and the Independent Expert suggested that the Government should set very short deadlines to eradicate prevailing illiteracy among adults, as literacy was crucial for gradual eradication of inequalities. The second area to address was the deplorable situation of persons deprived of liberty and in prolonged detention. Overcrowded conditions in prisons were shocking, and 80 per cent of the detainees were being held in prolonged and preventive detention.

The third priority area was the weakness of the rule of law: few people were aware of their rights, the number of murders had increased threefold and the prevalence of gender-based violence had also increased. Urgent measures were needed to put an end to child labour, and to address the situation of restavec children. The fourth area for shock-treatment was the need to address past human rights violations, combat impunity and provide redress to victims. The Independent Expert welcomed the court decision to conduct further investigations into allegations of crimes against humanity by former President Duvalier and recommended the creation of a national reconciliation commission which could facilitate recovery of the right to memory and could lead to long-term substantial improvement of the human rights climate in the country. The fifth priority area was improving the situation of those affected by recent disasters, those who lived in deplorable conditions, and also the situation of Haitians living in Dominican Republic who were at risk of statelessness. Mr. Gallon said the priority areas identified were those for which the responsibility rested not only with the Government, which had inherited many of the issues raised in the report; the situation in Haiti was more structural in nature and required the support of the international community.

Statement by the Concerned Country

Haiti, speaking as the concerned country, reiterated the Government’s determination and commitment to promote and protect human rights. All progress made was a testimony to the Government’s huge political will. The Independent Expert was thanked for his report and the recommendations therein. The Government would scrutinize them and take them on board to improve the human rights situation in the country. For more than a quarter of a century, the reports of the Experts had always focused on the deep-rooted inequalities within Haitian society, prison overcrowding, the weakness of the judicial system, impunity and the lack of adequate health care conditions for persons still living in camps following the 2010 earthquake, among others. Haiti regretted that several of Haiti’s achievements were not referred to in the report. They included the launch of the National Food Security Policy in 2013 and the beginning of the first phase of the construction of social welfare housing projects the same year. Concerning education, more than 1.2 million children had benefitted from the free school programme, a very significant step. The rule of law and its establishment remained a Government priority and significant progress had been made. Challenges still remained in different areas. The prison system required particular attention, as 85 per cent of the prison population was in extended pre-trial detention. The Government over the last 33 months had made clear and tangible progress and would continue to seek the support of other actors so that all could bear the burden of shared responsibility to deliver on the rights of persons living in poverty. There was no turning back, the delegate concluded.

Interactive Dialogue with the Independent Expert on the Situation of Human Rights in Haiti

The European Union said that Haiti had made progress in the field of human rights, including on tackling impunity. Challenges remaining included reducing prolonged periods of pre-trial detention, and investigating cases of sexual violence and discrimination on the grounds of gender identity. How could the international community reduce inequalities in terms of enjoyment of economic, social and cultural rights? Costa Rica, speaking on behalf of the Community of Latin American and Caribbean States, said that the Community was committed to supporting Haiti in full respect with the country’s sovereignty in the field of human rights, the rule of law, education, environment, energy and democratic elections. Haiti’s measures to strengthen the State’s response to hunger were noted. The Community agreed that the fight against social inequalities and the fight against impunity were key aspects for stabilizing Haiti. Brazil said that the consolidation of the rule of law and the fight against poverty were key aspects of international cooperation and support. It had adopted a special migration policy for Haitians, and had made efforts to discourage the use of illegal migratory routes to Brazil.

Togo agreed that there was a need to establish priority action areas. It expressed concern about institutional fragility in Haiti which made full enjoyment of human rights difficult. France applauded the progress achieved in Haiti over the past several months and stressed the importance of free, open and inclusive elections for democracy; only strong political will, coupled with active participation of civil society would improve the human rights situation in Haiti and for all citizens. Morocco took note of the positive Government initiatives to eradicate hunger and malnutrition, ensure education and build rule of law, and said that it was ready to support Haiti in the process of transitional justice, if the Government chose that approach.

Norway noted the increasing social inequalities which was a key ingredient of social tensions and instability and called on the Government and international community to invest in job-creation that would increase the resilience of the population. Norway also expressed concern about the situation of pre-trial detainees and of restavek children. Chile commended the delivery of important social programmes aimed at children living below poverty line, and asked the Independent Expert to elaborate on the strategies for implementation of the five priority areas identified in his report.

Cuba said that the situation in Haiti in general continued to be complex. The responsibility the international community bore to this nation could not be ignored. It was crucial that the needs and priorities of the Haitian Government and people be addressed. Cuba had been cooperating with the country in the areas of health and agriculture, among others. Australia welcomed progress made by the Government and civil society in addressing the significant human rights challenges in the country. Australia had engaged directly with the Government and acknowledged steps taken in the promotion and protection of human rights. However, Australia was concerned with regards to the progression of the rule of law and about gender-based violence.

Mexico applauded the close cooperation between Haitian authorities and all mandate-holders over the last few years. Mexico agreed that the human rights situation was critical but also that it could be overcome. For this to happen there was a need for the strengthening of the rule of law and institutional consolidation. Mexico and Haiti had agreed to maintain cooperation activities aimed at delivering development.

Argentina congratulated the Government for having worked so closely with the Independent Expert. Argentina pointed to progress on human rights in Haiti. Obviously, the challenges still faced were numerous and would require the cooperation of all international actors, particularly in areas identified as priorities by the Government. Venezuela said the humanitarian crisis was a serious threat to the fundamental rights of persons in Haiti, particularly women and children. The 3 million people affected by the earthquake required urgent assistance. Venezuela was concerned about the cholera epidemic. Relevant international bodies were called upon to shoulder their responsibility to contain the outbreak and provide necessary assistance. United States said that long-term, sustained capacity-building was critical to strengthening the rule of law and improving the efficiency of Haiti’s justice system. What additional steps could the Government take to further harmonize Haiti’s laws and public policies with constitutionally guaranteed and internationally recognized human rights?

Algeria welcomed Haiti’s cooperation with the Independent Expert and other United Nations mechanisms. Algeria commended Haiti’s efforts to combat hunger and malnutrition, but was concerned about the economic, social and cultural rights’ situation in the country. Algeria agreed that the situation was extremely grave, but believed this could be overcome with the adequate support of the international community. Connectas Direitos Humanos was concerned about the situation of education in Haiti, including discrimination against non-citizens for access to education. Brazil had become the main destination of emigrants from Haiti, and despite the simplified visas procedures it had created, many of these migrants were at risk and travelled illegally in dire conditions. Amnesty International said forced evictions of internally displaced persons had been conducted by the authorities in Haiti, sometimes accompanied with unnecessary use of force. Amnesty International encouraged Haiti to take immediate measures to investigate forced evictions and relocate internally displaced persons in compliance with a durable solutions network.

Concluding Remarks by the Independent Expert on the Situation of Human Rights in Haiti

GUSTAVO GALLON, Independent Expert on the situation of human rights in Haiti, in concluding remarks expressed gratitude for the sheer number of speakers who took the floor and shared the analysis of the situation. An appeal was made to all States and the international community as a whole to join efforts to cooperate with the Haitian State and society, as there was still a lot to be done, and to focus efforts on steps that could be taken to make a difference in the five areas identified in the report. On a question on what should be done to strengthen citizen participation in finding a solution to human rights problems in Haiti, Haitian society already contained some key civil society organizations working in the field of human rights. The international community should also ramp up efforts to contribute to fostering these civil society organizations. With regards to a question on which institutions should benefit as a priority from the support earmarked for strengthening the rule of law, there were several, perhaps the Citizen’s Protection Office in particular, which played a key role in promoting and protecting human rights in Haiti. There was also a need for capacity building in the judicial sector.

On requested details on the programme of work and a timetable for the five priority actions, this was difficult to answer but from a technical perspective, they could be dealt with as a cluster so as to enjoy equal treatment and response. It was vitally important that civil society was involved in the process and a dialogue was needed between it and the Government. The creation of the Inter-ministerial Committee for Human Rights was not in itself a solution. The Committee should analyse the problems raised in order to tackle difficulties in a holistic way. There were not enough judges or time invested by judges in order to receive and interview detainees. There were people who had been waiting for two or more years that had not received the attention of a judge. One of the solutions was the importance of strengthening the system of justice and the capacity of judges to be in touch with detainees.

For use of the information media; not an official record

Côte d'Ivoire: Côte d’Ivoire: Bulletin spécial - mars 2014

26 March 2014 - 9:20am
Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs Country: Côte d'Ivoire preview

FAITS SAILLANTS

  • 16 femmes ivoiriennes meurent par jour en accouchant

  • 41% des naissances ne sont pas assistées par du personnel qualifié

  • 36% des filles ivoiriennes se marient avant l’âge de 18 ans

  • 5076 cas de grossesses recensés dans le milieu scolaire en 2013

  • 145 769 femmes (67,8%) ont reçu de l’assistance de la part du PAM afin de subvenir à leurs besoins

  • Construction d’une maternité rurale par Le Zonta Club d’Abidjan à petit Badien (Dabou)

  • Le PAM donne la priorité aux femmes qu’il considère comme les principaux agents d’élimination de la faim et de la pauvreté

Côte d'Ivoire: ICC: Key Côte d’Ivoire Figure in The Hague

26 March 2014 - 1:05am
Source: Human Rights Watch Country: Côte d'Ivoire

Initial appearance of Charles Blé Goudé, Former President’s Ally

(Brussels, March 26, 2014) – Charles Blé Goudé, a close ally of former President Laurent Gbagbo of Côte d’Ivoire, will make his first appearance before a single judge of the International Criminal Court (ICC) on March 27, 2014. Ivorian authorities surrendered Blé Goudé to the ICC on March 22 on the basis of an ICC arrest warrant issued in December 2011. He joins Gbagbo, who has been in ICC custody in The Hague since late 2011, as judges decide whether there is enough evidence in his case to move to trial.

Gbagbo appointed Blé Goudé to youth minister in December 2010, formalizing a longstanding relationship between Blé Goudé’s Young Patriots militia and Gbagbo’s security forces. The ICC alleges that, as part of Gbagbo’s “inner circle” between December 2010 and April 2011, Blé Goudé played a role in attacks against civilians considered to be supporters of President Alassane Ouattara. The court has charged Blé Goudé with four counts of crimes against humanity.

“Blé Goudé in the dock marks an important step forward for his alleged victims, who may finally learn the truth of his role in their suffering,” said Param-Preet Singh, senior international justice counsel at Human Rights Watch. “Providing a fair trial for those accused of horrible crimes is exactly what the ICC was created to do.”

Internationally recognized results proclaimed Ouattara the winner of the November 2010 election, but Gbagbo, his opponent, refused to step down as president. That caused a five-month crisis during which at least 3,000 people were killed and 150 women were raped, with attacks often carried out along political, ethnic, and religious lines. Gbagbo was arrested by pro-Ouattara forces in April 2011 and remained in Ivorian custody until his surrender to the ICC.

The ICC has brought charges against Gbagbo, his wife, Simone, and Blé Goudé in relation to crimes committed in Côte d’Ivoire. However, no charges have been brought against anyone from the forces that fought for President Ouattara, despite findings by an international and an Ivorian commission of inquiry that both sides committed war crimes and possible crimes against humanity. Ivorian authorities have similarly not yet prosecuted any pro-Ouattara forces implicated in crimes related to the crisis.

“The ICC’s work in Côte d’Ivoire is far from finished as long as one side of the conflict remains beyond the reach of the law,” Singh said. “Victims from both sides deserve to see those responsible for the crimes against them brought to justice.”

Blé Goudé fled from Côte d’Ivoire to Ghana in April 2011. In January 2013, Ghanaian authorities transferred Blé Goudé back to Côte d’Ivoire, where he remained in custody until his surrender to the ICC. Simone Gbagbo remains in Ivorian custody on genocide charges, among other crimes. In October 2013, the Ivorian government formally challenged the admissibility of her case before the ICC, contending they have the intention and the capability to try her in Côte d’Ivoire.

Liberia: What the ICRC did in 2013

25 March 2014 - 10:24pm
Source: International Committee of the Red Cross Country: Côte d'Ivoire, Liberia

Detainee welfare

  • visited over 1,800 detainees in 22 places of detention, including prisons and police stations; helped the Bureau of Corrections and Rehabilitation (Ministry of Justice) to improve water and sanitation infrastructure, benefiting 1,342 detainees in 8 prisons;

  • provided soap for 1,700 inmates in all 16 of Liberia's prisons;

  • organized supplementary feeding for 152 malnourished prisoners in Monrovia Central Prison;

  • helped several foreign detainees to contact their relatives abroad;

  • provided more than 2,000 blankets, 900 mats, 400 buckets, 500 jerrycans, 75 water barrels, 1,000 food plates and several dozen mosquito nets to over 2,000 inmates in all 16 of Liberia's prisons; provided essential drugs for the treatment of detainees in all 16 prisons;

  • participated in a prison monitoring course for more than 30 members of the Independent National Commission on Human Rights, civil society organizations and the Ministry of Justice;

  • held a prison health seminar with the Ministry of Health and Social Welfare and the Ministry of Justice, as part of our training for prison health workers and prison officers.

Restoring family links

In the turmoil of disaster and conflict, such as that which followed the 2010 presidential elections in Côte d’Ivoire, family members can be separated in minutes, sometimes leading to years of anguish and uncertainty about the fate of children, spouses or parents. The ICRC, the Liberia National Red Cross Society and the network of National Red Cross Societies and volunteers in the region and across the world trace missing persons, exchange family messages, reunite families and attempt to clarify the fate of those who remain missing.

In 2013, the ICRC:

  • reunited 89 children and 3 vulnerable adults with their families in Côte d’Ivoire;

  • registered 58 children in order to trace their families in Côte d’Ivoire;

  • set up 360 phone calls so that Ivorian refugees could call their families;

  • collected 279 Red Cross messages from Ivorian refugees in Liberia and distributed 407 to Ivorian family members in Côte d’Ivoire and in Liberia.

Cooperation with the Liberia National Red Cross Society (LNRCS)

The ICRC helps the LNRCS enhance its ability to carry out its humanitarian mandate.

In 2013, the ICRC and the LNRCS:

  • distributed 335 sets of essential items including soap, lappas, buckets, kitchen sets, tarpaulins and sleeping mats to 1,212 people affected by heavy rains, storms or fire in Grand Bassam, Grand Cape Mount, Gbarpolu, Montserrado, Nimba, River Cess and River Gee Counties;

  • conducted first-aid training for 20 motorcyclists, plus "train the trainers" sessions for 12 first-aid instructors from Red Cross branches;

  • trained 21 community supervisors in managing water and sanitation facilities and teaching good hygiene practices in their communities;

  • renovated 75 wells in 44 communities in Lofa, Grand Gedeh and River Gee Counties;

  • chlorinated 450 wells in Grand Gedeh and River Gee Counties;

  • distributed 75 cutlasses, rakes, shovels, diggers, pingarlins and wheelbarrows to 44 communities in Grand Gedeh and River Gee Counties so that they could clean up their local areas;

  • supported training for 147 women affected by sexual and gender-based violence, and provided them with kits that would enable them to earn an income from cosmetics and catering;

  • trained 32 branch volunteers in how to reach disaster victims quickly and safely.

Water and habitat

ICRC water and habitat programmes provide basic services to vulnerable communities and facilitate their access to safe water supplies, improved conditions of living and sanitation.

In 2013, the ICRC:

  • constructed 4 new wells with hand pumps, serving over 2,000 people in Grand Gedeh and River Gee Counties;

  • repaired 128 wells and hand pumps, benefitting more than 32,000 people in Montserrado, Grand Gedeh, River Gee and Maryland Counties;

  • trained 118 community hand-pump mechanics and 168 hygiene promoters in 24 communities in Grand Gedeh, River Gee and Maryland Counties.

Promoting international humanitarian law and humanitarian principles

The ICRC works to increase knowledge of international humanitarian law (IHL) and humanitarian principles among international and national authorities and civil society organisations. In addition, the ICRC collaborates with the Liberia International Humanitarian Law Committee to promote, ratify and domesticate IHL treaties.

Armed forces (Armed Forces of Liberia, United Nations Mission in Liberia), Liberia National Police and joint security forces

In 2013, the ICRC:

  • held two IHL workshops for 19 instructors and officers of the Armed Forces of Liberia (AFL);

  • conducted a pre-deployment IHL session for 64 AFL soldiers who were to participate in the peace-keeping mission in Mali;

  • conducted an IHL briefing session for 23 AFL soldiers deployed to monitor security near the border with Côte d'Ivoire;

  • enabled an officer of the Armed Forces of Liberia to attend an IHL course in San Remo, Italy;

  • briefed 297 senior officers from the United Nations Mission in Liberia on ICRC activities and IHL;

  • conducted 4 awareness sessions on basic humanitarian principles and ICRC activities for 300 officers of the Liberia National Police at the National Police Training Academy in Monrovia;

  • held 4 awareness sessions on basic humanitarian principles and ICRC activities for 69 joint security personnel in Grand Gedeh and Maryland Counties.

IHL implementation

In 2013, the ICRC:

  • together with the Liberia International Humanitarian Law Committee, organized a legal drafting workshop for 10 persons from the Ministry of Justice, Ministry of Foreign Affairs, Law Reform Commission, Independent National Commission on Human Rights and Liberia National Commission on Small Arms;

  • sponsored 3 representatives of the Ministry of Foreign Affairs, Ministry of Justice and National Commission on Small Arms to participate in the ICRC ECOWAS seminar on IHL implementation and the Arms Trade Treaty in Abuja, Nigeria;

  • conducted 2 awareness-raising sessions on IHL implementation, ratification and domestication for 28 representatives and senators at the National Legislature in Monrovia;

Liberian journalists

In 2013, the ICRC:

  • held 3 information sessions on ICRC activities and the importance of IHL implementation and domestication for 69 local journalists in Monrovia;

  • carried out 5 media field trips for 14 radio reporters from Montserrado and Grand Gedeh Counties;

  • held a humanitarian reporting competition in Monrovia, involving 66 radio journalists.

The ICRC has 87 staff in Liberia.

Liberia: Refugee camp closed in Liberia as return to Côte d'Ivoire gathers momentum

25 March 2014 - 6:35am
Source: UN High Commissioner for Refugees Country: Côte d'Ivoire, Liberia

SOLO REUGEE CAMP, Liberia, March 25 (UNHCR) – The Liberian government, with the help of UNHCR, closed Solo refugee camp in the south-east of the country as the number of Ivorians returning home picked up pace in the first months of this year.

Solo was one of six refugee camps established during the crisis that followed the disputed presidential election in Côte d'Ivoire in late 2010, forcing some 220,000 Ivorians to flee to Liberia. Most have returned either with UNHCR's assistance or by their own means, and Solo on Friday became the third camp to be closed since 2012.

The Liberia Refugee Repatriation and Resettlement Commission and UNHCR decided to close Solo in an effort to cut costs and to provide better protection and assistance to the remaining 46,000 Ivorian refugees at a time of continuing repatriation.

UNHCR is well on course to meet its repatriation target of 16,000 Ivorian refugees for this year, with 7,834 returns as of Friday. Convoys planned for the rest of this month, mainly to locations in western Côte d'Ivoire, could bring the total repatriated in the first quarter to more than 9,000.

This is more than half the year's target and compares to some 8,000 repatriated in total in 2012 and 2013. The stepped up pace of repatriation is a clear sign of increased confidence in the security, political and economic situation back home.

"The closure of Solo camp is part of the joint strategy by the government of Liberia and UNHCR to consolidate refugee camps and provide targeted interventions especially in an environment where resources are scarce," UNHCR Representative Khassim Diagne said at the closing ceremony of the 85-acre camp.

The camp assets will be used by the local population. They included buildings that once housed a primary school, a clinic, offices, a police station and barracks, a warehouse and distribution halls.

Solo Refugee Camp was established in April 2011. At its peak, the camp hosted about 6,000 Ivorian refugees. About half of them voluntarily repatriated to Côte d'Ivoire while others relocated to the PTP Refugee Camp, which is the largest refugee camp in Liberia, hosting more than 15,000 Ivorian refugees. The other two camps are at Bahn and Little Wlebo, both in the east.

By Sulaiman Momodu in Solo Refugee Camp, Liberia

Côte d'Ivoire: Korhogo : 80 gendarmes, policiers et gardes pénitentiaires formés sur les techniques de signalisation judiciaire

25 March 2014 - 1:42am
Source: UN Operation in Côte d'Ivoire Country: Côte d'Ivoire

Quatre vingt gendarmes, policiers et gardes pénitentiaires des districts des Savanes, du Denguélé et du Woroba, ont bénéficié, la semaine dernière, d’une formation de quatre jours, sur les techniques de signalisation judiciaire, initiée par la Police de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (UNPOL), à Korhogo, ville située à 580 km au nord d’Abidjan.

Cette formation visait à outiller les gendarmes, policiers et gardes pénitentiaires à l’ensemble des techniques utilisées dans le cadre d’une enquête judiciaire, en vue de déterminer sans faille l’auteur présumé d’une infraction, a fait savoir le Colonel Daga Salihou de la coordination Formation UNPOL secteur est de Bouaké. « Quand il ya une infraction qui est commise, le premier rôle de l’officier de police judiciaire est de faire la constatation, de rechercher l’auteur et de le déférer devant le parquet. Pour ce faire, la constatation doit être exempte d’erreur. Cette formation apporte donc une plus-value aux agents des forces de sécurité, dans la mesure où ils pourront améliorer les procédures et exercices de constatation sur le terrain », a-t-il ajouté.

Pour l’adjoint au Commandant de la 4e Légion de Gendarmerie de Korhogo, le chef d’escadron Yao Delora Cyrille, l’ONUCI par le biais de cette formation permet aux participants, à majorité des officiers de police judiciaire, « d’être plus performants sur le terrain et d’améliorer leur capacité à relever les infractions et d’affiner la recherche des auteurs des infractions pour pouvoir les remettre à la justice, afin qu’ils puissent subir la rigueur de la loi », a-t-il indiqué.

Sous la conduite du Chef de l’antenne Police Scientifique et Technique (PTS) de l’ONUCI, le Commandant Emmanuel Nsangou, la formation a porté sur six modules, notamment la signalisation dactyloscopique ; la photographie anthropométrique ; le signalement descriptif des personnes et des véhicules ; la prise en compte de la scène de crime et la recherche ainsi que la matérialisation des traces et indices ; la fixation des lieux et la détermination de l’ordre de prélèvement des traces et indices.

A l’issue de la formation, les participants ont souhaité la multiplication des sessions de renforcement des capacités et la mise à disposition de matériels scientifiques modernes pour mener à bien les enquêtes judiciaires.

La cérémonie de clôture a eu lieu en présence du coordonnateur du bureau régional de l’ONUCI à Korhogo, Adama Tindé, qui a encouragé les participants à prendre part à ce genre de formation qui améliore les compétences des agents de sécurité et les rend plus efficaces dans la protection des populations civiles.

Côte d'Ivoire: L’ONUCI prône la réconciliation et la cohésion sociale par le sport et la culture à Bettié

25 March 2014 - 1:40am
Source: UN Operation in Côte d'Ivoire Country: Côte d'Ivoire

Sous le sceau de la paix, la réconciliation et de la cohésion sociale, l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), a organisé, une journée culturelle et sportive, le samedi 22 mars 2014, au stade de Bettié, ville située à 295 km, à l’est d’Abidjan. Cette activité s’est déroulée dans la ferveur totale avec une forte mobilisation des autorités administratives, religieuses et coutumières, des différents leaders, des élus locaux ainsi que des populations de ce département.

Deux équipes féminines baptisées ’’Amour’’ et ’’Tolérance’’ ainsi que deux formations masculines, ’’Paix’’ et ’’Réconciliation’’, à travers un beau jeu collectif de football ainsi qu’une course de relai des enfants de cette localité, ont agréablement animé cette journée en prônant les grandes vertus du sport. Une occasion solennelle pour la chef de la délégation de l’ONUCI, Taiyou Tchounzin Njende du bureau des Affaires civiles de l’ONUCI à Adzopé, de saluer la forte mobilisation des habitants de Bettié et de rappeler l’objectif de cette journée. « En promouvant ce moment de partage, de recréation, d’interaction fraternelle entre les populations, l’ONUCI espère soutenir les autorités locales ainsi que les populations à briser les barrières et retrouver la confiance et l’entente qui régnaient avant la cirse postélectorale », a-t-elle déclaré.

Pour le Maire de la commune de Bettié, Tano Manizan Etienne, cette initiative de l’ONUCI s’inscrit dans les nombreuses actions que la Mission onusienne ne cesse de mener pour l’instauration de la paix et du maintien de la cohésion sociale dans sa commune. « Votre présence remarquable aux côtés de la Police nationale et des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire lors des dernières élections municipales, a permis d’étouffer sans heurts certaines velléités de tension susceptibles de faire basculer Bettié dans la violence », a-t-il indiqué.

Quant au représentant du député de Bettié commune et sous-préfecture, Adépra Ehoussou, il a fait savoir au public que seul le pardon et la tolérance peuvent conduire à une paix durable et au développement. « Chers frères et sœurs, la réconciliation est l’affaire de tous, j’exhorte donc tous mes compatriotes à pardonner, à faire en sorte que nous apprenions à revivre ensemble, car sans la réconciliation, il n’y a pas de paix. Et sans paix, il n’y a pas de développement », a-t-il souligné.

Au nom du Préfet du département de Bettié, le Secrétaire général de préfecture, Guy Bouabré, a exhorté les cadres de cette circonscription à l’unité. « Que la classe politique du département de Bettié, les cadres de ce département, puissent taire un tant soit peu les querelles intestines pour aller de l’avant parce que nous avons un train à prendre, le train de l’émergence. Il ne faudrait pas que Bettié soit le dernier des wagons », a-t-il précisé.

Au terme des deux matchs de gala, les deux trophées de la paix de l’ONUCI ont été remportés respectivement chez les dames par l’équipe ’’Tolérance’’ sur le score de 1 à 0 et au niveau des hommes, par la formation ’’Réconciliation’’ à l’issue d’une séance de tirs au but après un match nul de 1 but partout, par un score de 4 à 3 face à l’équipe ’’Paix’’.

Il faut préciser qu’avec le soutien de la direction départementale des sports et loisirs de Bettié et de l’ONG locale ’’Korea Food For the Hungry International’’ (KFHI), cette journée culturelle sportive a été marquée par une procession des autorités locales et des joueurs, des messages de paix et des prestations artistiques.

World: Helpdesk Research Report: Cost of elections in fragile states

24 March 2014 - 3:38pm
Source: Governance and Social Development Resource Centre Country: Afghanistan, Cambodia, Côte d'Ivoire, Democratic Republic of the Congo, Haiti, Iraq, Libya, Sierra Leone, World preview

Question

Cost of elections in fragile states: Please provide a comparison of how much national elections (Presidential and Parliamentary) have cost per capita in fragile states since 2000.

Helpdesk response

Key findings: There is limited literature available on this topic. A lot of the information that is available only provides the cost of certain elements of the election, mainly in relation to voter registration. In addition, there appear to be inconsistencies in the costings provided by the available sources.

The most comprehensive source currently available is “CORE: A Global Survey on the Cost of Registration and Elections”, produced by the United Nations Development Programme (UNDP) and the International Foundation for Electoral Systems (IFES). It is a guide to election processes relating to registration and cost of elections around the world, including examples from conflict-affected and fragile states.

The report includes case studies of Afghanistan, Cambodia, Cote d’Ivoire, Democratic Republic of Congo, Haiti, Iraq, Libya and Sierra Leone.

Key issues to consider in relation to the cost of elections in fragile states include:

  • Elections tend to cost more in fragile states due to integrity costs (López-Pintor & Fischer, 2006). Integrity costs relate to creating the conditions for a safe, free and fair election, through both voter and ballot security (López-Pintor & Fischer, 2006, p.15-18).
  • Integrity costs will decrease as countries become more democratic (López-Pintor & Fischer, 2006, p.23).
  • In a country which has not experienced a democratic election in decades, such as Afghanistan, costs are driven up by the need to create an election infrastructure and to educate and inform the electorate (López-Pintor & Fischer, 2006, p.31).