Côte d’Ivoire - ReliefWeb News

Syndicate content
ReliefWeb - Updates
Updated: 19 min 17 sec ago

Guinea: Ebola en Afrique de l'Ouest, un effrayant virus tueur venu de loin

11 April 2014 - 2:39pm
Source: Agence France-Presse Country: Côte d'Ivoire, Guinea, Liberia, Mali, Senegal, Sierra Leone

04/11/2014 15:13 GMT

Par Coumba SYLLA

DAKAR, 11 avril 2014 (AFP) - L'Afrique de l'Ouest fait face depuis plusieurs semaines à une épidémie de fièvre hémorragique en partie due au virus Ebola qui a fait plus de 110 morts, changeant les comportements et provoquant une mobilisation internationale pour enrayer sa propagation.

Le 20 mars, les autorités guinéennes ont annoncé qu'une maladie fébrile non identifiée déclarée en janvier dans le sud de leur pays y a fait plus de 20 morts, les poussant à envoyer des prélèvements pour examen dans des laboratoires de référence en France et au Sénégal.

Deux jours plus tard, les résultats des analyses révèlent la présence parmi les cas de fièvre du virus Ebola, hautement contagieux et mortel dans 25 à 90% des cas, découvert en 1976 au Zaïre (aujourd'hui République démocratique du Congo).

En quelques jours, l'épidémie progresse du sud de la Guinée vers la capitale, Conakry, puis dépasse les frontières avec des cas suspects signalés dans trois pays voisins: Sierra Leone, Liberia, Mali.

Les tests au virus Ebola se sont révélés négatifs pour les cas suspects de la Sierra Leone et du Mali. La Guinée est la plus affectée par l'épidémie de fièvre hémorragique, avec 101 morts sur les 158 cas recensés. Au Liberia, selon le dernier bilan du gouvernement, il y a eu 12 morts sur 25 cas signalés.

En Guinée, les tests ont confirmé que 67 cas de fièvre sur les 158 étaient dus au virus Ebola; au Liberia, cinq cas sur les 25.

Ce virus "se transmet à l'homme à partir des animaux sauvages et se propage ensuite" d'homme à homme, "on pense que des chauves-souris frugivores (...) sont les hôtes naturels du virus Ebola", explique l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Il n'existe pas de vaccin ou de traitement spécifique contre la fièvre Ebola. "Cependant, si les patients reçoivent un traitement pour les infections secondaires et sont bien réhydratés dans des structures de santé adéquates, leurs chances de survie augmentent", souligne l'ONG Médecins sans frontières (MSF), très active sur le terrain.

  • 'Viande d'Ebola' -

Pour prévenir toute contamination, plusieurs pays ont élevé le niveau de surveillance sanitaire et pris une série de mesure, le Sénégal allant jusqu'à fermer le 30 mars ses frontières terrestres avec la Guinée, dans le Sud-Est, mesure toujours en vigueur vendredi.

Des dizaines d'experts et humanitaires ont été dépêchés en Guinée par plusieurs organisations internationales.

Cette forte mobilisation s'explique par le fait que l'épidémie est "sans précédent" selon MSF, en tout cas préoccupante selon plusieurs spécialistes. Pour l'OMS, "il s'agit de l'une des épidémies qui représente le plus de défis".

La flambée "n'est pas encore sous contrôle a priori" et "il y a une grande dispersion des patients", a expliqué le docteur Sylvain Baize, chef du Centre national de référence (CNR) des fièvres hémorragiques virales de Lyon (France), qui a posé le diagnostic de l'Ebola en Guinée.

Contrairement à l'Afrique centrale, qui a connu des épidémies meurtrières depuis la découverte de l'Ebola, c'est la première fois que l'Afrique de l'Ouest est confrontée à une flamblée de cette ampleur.

La présence d'Ebola a poussé de nombreux Ouest-Africains à changer de comportements dans leurs routines sociales: ils se serrent moins les mains, ont réduit leur participation à certains évènements avec du public.

Dans certains pays, les habitudes alimentaires ont également changé. En Guinée, le gouvernement a interdit la consommation de chauve-souris jusqu'à nouvel ordre, et le Liberia a banni jusqu'à nouvel ordre toute consommation de viande de brousse.

En Côte d'Ivoire, frontalière de la Guinée, l'agouti - gros rongeur de brousse - et d'autres viandes de brousse ont aussi disparu des menus de plusieurs restaurants suite à des recommandations officielles. Les consignes ne sont pas toujours respectées, comme à Bouaké, dans le centre du pays, où Emile ne cache pas qu'il continue de manger son agouti braisé, qu'il qualifie de "viande d'Ebola".

Malgré l'épidémie, l'espoir est permis: des malades d'Ebola ont été guéris et sont sortis d'isolement en Guinée. Parmi eux, Fanta, 27 ans, qualifiée à Conakry de "miraculée".

bur-cs/mrb/mba

Guinea: La diffusion d’informations vitales permet de ralentir la propagation du virus Ebola en Afrique de l'Ouest

11 April 2014 - 12:30am
Source: UN Children's Fund Country: Côte d'Ivoire, Guinea, Guinea-Bissau, Liberia, Mali, Senegal, Sierra Leone

DAKAR, Sénégal, le 10 avril 2014 - Avec les Ministères de la santé et d'autres partenaires dans sept pays d'Afrique de l'Ouest, l'UNICEF utilise tout un arsenal de communication (textos SMS via téléphones mobiles, émissions de radio, programmes de télévision et campagnes de porte-à-porte) pour diffuser des informations d’importance critique en vue d’enrayer la propagation du virus Ebola, un virus souvent mortel.

« La plupart des gens dans cette partie du monde n'avaient jamais entendu parler du virus Ebola », affirme le Dr Guido Borghese, Conseiller principal de l’UNICEF pour la survie et le développement de l'enfant pour l’Afrique de l’Ouest et l'Afrique centrale. « Dans ce contexte, les craintes et les rumeurs sans fondement se répandent rapidement et largement. Plus que jamais, il est crucial que les familles disposent des moyens appropriés et des informations correctes pour se protéger et éviter de dangereux malentendus. »

En collaboration avec des partenaires comme la Croix-Rouge et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), l'UNICEF intensifie ses efforts pour concevoir des stratégies de communication adaptées à la culture locale en vue de faire connaître le virus Ebola, au niveau des communautés de base, dans sept pays à risque ou déjà touchés de l'Afrique de l’Ouest.

En Guinée, au Libéria, en Sierra Leone, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Mali et en Guinée-Bissau, d’immenses efforts de communications sont en cours pour atteindre les communautés et les agents de santé en particulier, dans les églises, les mosquées, les écoles, les centres de santé et les marchés.

En outre, l'UNICEF fournit des fournitures essentielles de prévention, tels que du savon, du chlore et des gants aux habitants des communautés touchées à travers toute l'Afrique de l'Ouest.

L’Afrique de l'Ouest connaît sa première grande épidémie d'Ebola, un virus contre lequel il n’existe ni vaccin ni traitement. Au 8 avril 2014, la maladie avait déjà tué 111 personnes en Guinée et au Libéria, un pays voisin. Au total, on signale 178 cas présumés, probables ou confirmés en Guinée et au Libéria, ainsi que six cas présumés au Mali, un chiffre qui va augmenter.

« Des sketches radios, des documents imprimés, des émissions de télévision, et même des messages vocaux sont envoyés automatiquement aux téléphones mobiles - nous utilisons tous les moyens de communication disponibles pour atteindre le plus de gens possible, faire passer les infos dans les langues locales et sauver des vies, ajoute le Dr Borghese. Nous sommes lancés dans une course contre la montre pour éviter que le virus ne se propage encore plus en Afrique de l'Ouest. »

«L'Ebola tue. Mais le manque d’informations ou la désinformation et les rumeurs mettent encore plus de gens en danger, souligne le Dr Borghese. Il n'existe pas de vaccin contre le virus Ebola. En amenant les patients présentant des symptômes suspects aux centres de santé dès que possible on augmente leurs chances de survie et on empêche d'autres personnes d'être infectées à leur tour ».

L’UNICEF demande de toute urgence 1,2 million de dollars É.-U. pour la Guinée et près de 1,3 million de dollars pour les pays voisins, dont le Libéria, la Sierra Leone, le Sénégal, la Guinée Bissau et le Mali, afin de fournir des produits désinfectants, des médicaments essentiels, des fournitures indispensables et un appui en matière de communication. Tout cela est nécessaire pour juguler le virus Ebola et enrayer sa propagation à travers l'Afrique de l'Ouest.

#

Notes aux rédactions

En Guinée, l'UNICEF et ses partenaires communiquent des informations vitales sur la maladie en faisant du porte-à-porte et en distribuant des affiches et des dépliants. Au Libéria, l'UNICEF a travaillé avec des entreprises de télécommunications pour envoyer 500 000 textos (SMS) à propos du virus Ebola.

Au Libéria, en Sierra Leone, au Sénégal et en Côte d’Ivoire, l'UNICEF participe à des émissions de radio locales. En Côte d'Ivoire, outre la distribution d’articles d'hygiène, l'UNICEF a soutenu les efforts des districts de la santé dans la région de Man en installant quatre tentes qui servent de centres d'isolement. Au Mali, l'UNICEF contribue à élaborer des messages de communication autour des pratiques d'hygiène qui seront diffusés par les réseaux de radio communautaires des régions touchées.

Dans les zones les plus touchées de la Guinée, y compris la capitale Conakry, l'UNICEF a distribué 77 400 bouteilles de chlore liquide, plus de 300 000 savons, 150 000 paires de gants, 670 pulvérisateurs et 1 650 kg d'hypochlorite de calcium (HCH) aux travailleurs médicaux et aux communautés.

Au Libéria, l'UNICEF a fourni sept kits contre le choléra, huit grandes tentes pour établir des unités d'isolement, 15 360 savonnettes, 725 kg de chlore et des produits désinfectants, 100 kits d'eau à destination des familles, 4 830 boîtes de désinfectant, plus de 9 200 seaux et 2 360 jerricans.

En outre, l'UNICEF fournit aux autorités sanitaires nationales et locales de la Sierra Leone, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal et du Mali des équipements médicaux de prévention, y compris du savon, des gants, des tentes, des trousses d'hygiène et deux grandes unités d'isolement, nécessaires pour aider à contenir et à prévenir le virus Ebola.

À propos de l’UNICEF

L’UNICEF promeut les droits et le bien-être de chaque enfant, dans tout ce que nous faisons. Nous travaillons dans 190 pays et territoires du monde entier avec nos partenaires pour faire de cet engagement une réalité, avec un effort particulier pour atteindre les enfants les plus vulnérables et marginalisés, dans l’intérêt de tous les enfants, où qu’ils soient.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur l’UNICEF et son travail : www.unicef.org/french

Suivez-nous sur Twitter et Facebook

Télécharger les informations multimédias à : http://weshare.unicef.org/mediaresources

Pour de plus amples informations :

Laurent Duvillier, UNICEF à Dakar
tél. : (+221) 77 740 35 77
courriel : lduvillier@unicef.org

Timothy La Rose, UNICEF à Conakry
tél. (+224) 622 350 251
courriel : tlarose@unicef.org

Kent Page, UNICEF New York
tél. : 1-212-326-7605; Cell: 1-917-302-1735
courriel : kpage@unicef.org

Georgina Thompson, UNICEF New York
tél. : 1-212-326-4516; Cell: 1-917-775-3874
courriel : gthompson@unicef.org

Côte d'Ivoire: Le gouvernement réforme la commission électorale, l'ONU satisfaite

10 April 2014 - 10:08pm
Source: Agence France-Presse Country: Côte d'Ivoire

04/10/2014 18:36 GMT

ABIDJAN, 10 avril 2014 (AFP) - Le gouvernement ivoirien a annoncé la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI), en charge des scrutins en Côte d'Ivoire, dont la composition était trop fortement favorable au pouvoir, à la satisfaction de l'ONU jeudi.

La réforme "extrait des organes" de la CEI "le groupements ou acteurs politiques dont le présence ne se justifie plus", ce qui fait perdre 18 membres à sa commission centrale, selon le projet de loi voté mercredi en conseil des ministres.

Celle-ci n'est plus composée que de 13 personnes, dont quatre sont nommées par la présidence et le gouvernement, trois par la majorité, trois par l'opposition et trois par la société civile.

La commission centrale de la CEI comptait jusqu'alors 31 membres, dont une toute petite minorité correspondait aujourd'hui à l'opposition ivoirienne.

La représentante spéciale de l'ONU en Côte d'Ivoire (Onuci), Aïchatou Mindaoudou, s'est "réjouie" jeudi de la décision prise par le gouvernement, dans un communiqué.

En février, Doudou Diène, un expert onusien, avait qualifié la CEI de "problème fondamental" à résoudre pour aboutir à une élection présidentielle "crédible" en octobre 2015 parce qu'elle "ne (reflétait) plus la réalité dans sa structure actuelle".

Le Front populaire ivoirien (FPI), principal parti pro-Gbagbo, qui avait critiqué à de multiples reprises la composition de la CEI, n'a pas souhaité commenter la réforme.

La CEI sera "beaucoup plus équilibrée", "toutes les forces vives" y étant représentées, a souligné Bruno Koné, le porte-parole du gouvernement, interrogé par l'AFP.

Une telle réforme "fait preuve de bon sens", a-t-il estimé. "L'objectif est que les élections se passent de la meilleure manière possible. (...) Nous n'avons pas besoin de tirer la couverture à nous."

La CEI, contactée par l'AFP, n'a pas souhaité commenter cette réforme.

La Coalition de la société civile pour la réforme électorale, a de son côté dénoncé "avec vigueur" "la coloration politique" de la nouvelle commission, dans un communiqué.

"La dernière élection a été organisée par une CEI de forces politiques et de belligérants. On a vu à quoi ça a conduit", a réagi Pédan Marthe Coulibaly, une membre de cette coalition.

La Côte d'Ivoire a connu une décennie de crise politico-militaire, dont les violences postélectorales de 2010-2011 ont constitué l'épilogue.

Plus de 3.000 personnes sont mortes en cinq mois, après que le chef de l'Etat Laurent Gbagbo eut refusé de reconnaître la victoire de son adversaire, l'actuel président Alassane Ouattara.

jf/jmc

© 1994-2014 Agence France-Presse

Guinea: Life-saving information helps reduce spread of Ebola across West Africa

10 April 2014 - 11:00am
Source: UN Children's Fund Country: Côte d'Ivoire, Guinea, Guinea-Bissau, Liberia, Mali, Senegal, Sierra Leone

DAKAR, Senegal, 10 April 2014 – Together with Ministries of Health and other partners across seven countries in West Africa, UNICEF is using text messaging through mobile phones, radio shows, TV programmes and door-to-door campaigns to disseminate life-saving information in an effort to contain the often-fatal Ebola virus.

“Most of the people in this part of the world had never heard of Ebola before,” said Dr. Guido Borghese, UNICEF Principal Advisor Child Survival and Development for West and Central Africa. “In this environment, unfounded fears and rumours spread quickly and widely. More than ever, it is crucial that families have both the means and the right information to protect themselves and prevent dangerous misunderstandings.”

In collaboration with partners such as the Red Cross and the World Health Organization (WHO), UNICEF is stepping up efforts to design culturally-sensitive communication strategies and raise awareness of Ebola, at the grassroots level, across the seven at-risk or affected countries in West Africa.

In Guinea, Liberia, Sierra Leone, Cote d'Ivoire, Senegal, Mali and Guinea-Bissau, mass and digital media and inter-personal communication activities are being carried out to prevent people contracting the Ebola virus amongst communities and health workers in mosques, churches, schools, health centres and markets.

Additionally, UNICEF is providing critical prevention supplies, such as soap, chlorine, and gloves to the people in affected communities across West Africa.

West Africa is witnessing its first major outbreak of Ebola, which has no vaccine and no cure. The disease has already claimed 111 lives in Guinea and neighbouring Liberia as of 8 April 2014. In total, a growing number of 178 suspected, probable and confirmed cases has been reported in Guinea and Liberia, as well as six suspected cases in Mali.

"Radio dramas, print materials, TV shows, and even voice messages are automatically sent to mobile phones -- we use every appropriate means of communication to reach more people, spread the word in local languages and save lives,” adds Borghese. “We are running against time to avoid further spread in West Africa.”

“Ebola kills people; but more lives are put at risk because of lack of information or misinformation though rumours,” stressed Borghese. “There is no existing vaccine against Ebola. Bringing patients with suspected symptoms to health centres as soon as possible increases their chances of survival and prevents other people from getting infected.”

UNICEF is urgently appealing for US$1.2 million for Guinea and almost US$1.3 million for neighbouring countries including Liberia, Sierra Leone, Senegal, Guinea Bissau and Mali, to provide disinfectant products, essential medicines, life-saving supplies and communication support crucially needed to stop Ebola from spreading further across West Africa.

#

Notes to editors

In Guinea, UNICEF and partners are communicating life-saving information about the disease door-to-door and distributing posters and leaflets. In Liberia, UNICEF has worked with telecommunications companies to send out 500,000 text messages about Ebola.

Across Liberia, Sierra Leone, Senegal and Cote d’Ivoire, UNICEF is taking part in local radio shows. In Cote d'Ivoire, in addition to hygiene equipment, UNICEF has supported health districts in the region of Man with four tents that have been set up as isolation centres. In Mali, UNICEF is helping to develop communication messages around hygiene practices to be disseminated through community radio networks in the affected regions.

In the most-affected areas of Guinea including the capital Conakry, UNICEF has distributed 77,400 bottles of liquid chlorine, more than 300,000 bars of soap, 150,000 pairs of gloves, 670 sprayers and 1,650kg of Calcium Hypochlorite (HCH) to medical workers and communities.

In Liberia, UNICEF has provided seven cholera kits, eight large tents to establish isolation units, 15,360 pieces of soap, 725 kg of chlorine and disinfectant products, 100 basic family water kits, 4,830 boxes of disinfectant, over 9,200 buckets and 2,360 jerry cans.

In addition, UNICEF is supplying national and local health authorities in Sierra Leone, Cote d’Ivoire, Senegal and Mali with prevention medical equipment, including soap, gloves, tents, hygiene kits and two large isolation units, required to help contain and prevent Ebola.

About UNICEF

UNICEF promotes the rights and wellbeing of every child, in everything we do. Together with our partners, we work in 190 countries and territories to translate that commitment into practical action, focusing special effort on reaching the most vulnerable and excluded children, to the benefit of all children, everywhere.

For more information about UNICEF and its work visit: www.unicef.org Follow us on Twitter and Facebook Download multimedia content at: http://weshare.unicef.org/mediaresources

For more information, please contact:
Laurent Duvillier, UNICEF in Dakar, Tel (+221) 77 740 35 77, lduvillier@unicef.org
Timothy La Rose, UNICEF in Conakry, Tel (+224) 622 350 251, tlarose@unicef.org
Kent Page, UNICEF New York, Tel: 1-212-326-7605; Cell: 1-917-302-1735; kpage@unicef.org
Georgina Thompson, UNICEF New York, Tel: 1-212-326-4516; Cell: 1-917-775-3874; gthompson@unicef.org

Côte d'Ivoire: La malnutrition chronique inquiète le nord de la Côte d'Ivoire

10 April 2014 - 9:26am
Source: IRIN Country: Côte d'Ivoire

ABIDJAN, 10 avril 2014 (IRIN) - Quarante pour cent des enfants souffrent de malnutrition chronique dans le nord de la Côte d'Ivoire ; ce taux - le plus élevé du pays - n'a pas diminué depuis six ans. Cette situation est liée aux effets d'un conflit interminable, au départ des organisations d'aide humanitaire et au manque de personnel de santé. La pénurie alimentaire dans la région résulte notamment des conditions climatiques difficiles et des prix alimentaires élevés.

Le taux moyen de malnutrition chronique au niveau national est à peine plus faible : il atteint 30 pour cent. Le nord de la Côte d'Ivoire, situé en bordure du Sahel, est une région principalement aride. Le niveau de malnutrition est comparable à celui constaté au Niger (40 pour cent) et un peu plus élevé qu'au Burkina Faso (34 pour cent).

Les troubles politiques qui ont secoué le pays de 2002 à 2009 ont provoqué la division du pays entre un Nord aux mains des rebelles et un Sud tenu par le gouvernement et entraîné la destruction des services publics dans le Nord. Durant le règne des rebelles, les entreprises privées sont parties, alors que l'économie s'effondrait et que l'insécurité augmentait. En revanche, la région a été largement épargnée par les violences déclenchées par le différend électoral de 2010.

« La crise a engendré une dégradation considérable des niveaux de sécurité alimentaire qui étaient déjà précaires dans cette partie du pays. Les déplacements de population ont compromis les activités agricoles de 2002 à 2005 », a dit Bernard Kouamé, un spécialiste de la nutrition basé dans la capitale commerciale, Abidjan.

« Il y a eu une dégradation des structures de santé. L'absence du personnel médical pendant plusieurs mois et la fracture du système de santé ont grandement affecté l'accès aux services de soins. Le pays ne s'est pas totalement remis de ces problèmes », a-t-il dit.

Le départ des organisations d'aide humanitaire comme Action contre la faim (ACF) en 2011 s'est traduit pas une régression des progrès enregistrés dans le domaine de la nutrition des enfants de moins de cinq ans, a noté M. Kouamé.

Andrea Dominici, directeur d'ACF en Côte d'Ivoire a dit : « ACF n'est plus présente dans le Nord et n'envisage pas d'y retourner, principalement en raison du manque de soutien des bailleurs de fonds, mais également parce que le gouvernement ivoirien et l'UNICEF [Fonds des Nations Unies pour l'enfance] ont la capacité d'intervenir en cas d'urgence ».

« Les organisations d'aide humanitaire ont joué un rôle important dans la lutte contre la malnutrition. Les aliments enrichis [donnés par les groupes d'aide humanitaire] ont aidé beaucoup de femmes, mais depuis leur départ, nous n'avons plus de nourriture et les femmes sont moins nombreuses à venir dans nos centres de nutrition », a dit Diarrassouba Issouf de l'unité de protection de la famille de Korhogo, ville située au nord du pays.

Les centres de nutrition utilisent désormais des produits alimentaires locaux pour lutter contre la malnutrition, mais bon nombre de femmes n'ont pas les moyens d'acheter ces produits alimentaires en raison de leur extrême pauvreté, a dit M. Issouf. En 2008, le gouvernement s'est engagé dans l'installation de centres de nutrition dans les centres de santé et les hôpitaux. Aujourd'hui, les régions du Nord et de l'Est comptent 14 centres de nutrition.

« Les organisations non gouvernementales (ONG) et les partenaires du développement participent à la lutte contre la malnutrition en proposant des diagnostiques rapides et en offrant des équipements, mais au bout du compte, nous nous sentons délaissés sans soutien supplémentaire », a dit un responsable d'une ONG du nord de la Côte d'Ivoire qui a préféré garder l'anonymat.

Manque de médecins

Le manque de personnel médical qualifié dans le Nord a également favorisé la malnutrition chronique. La Côte d'Ivoire compte 0,14 médecin pour 10 000 habitants, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). En Afrique subsaharienne, le rapport personnel médical/patient est de 1,3 pour 10 000. Les pays comptant moins de 23 médecins, infirmiers et sages-femmes pour 10 000 habitants sont généralement dans l'incapacité d'assurer une couverture adéquate de certaines interventions de soins de santé primaires, indique l'OMS. La malnutrition est responsable de 54 pour cent des décès et de plus d'un tiers des maladies chez les enfants de moins de cinq ans en Côte d'Ivoire, selon le Programme national de nutrition. Basile Koukoui Janvier, un spécialiste de la nutrition auprès de l'UNICEF en Côte d'Ivoire, a indiqué que la malnutrition aiguë baissait lentement, mais que la situation de la malnutrition chronique nécessitait une réponse plus forte.

De manière générale, la stratégie gouvernementale de réduction de la malnutrition s'est axée sur l'amélioration des soins de santé prénatale et de santé infantile ainsi que sur l'amélioration de la nutrition des mères et des enfants en âge d'aller à l'école.

Cependant, le responsable de l'ONG qui a parlé à IRIN sous couvert d'anonymat a critiqué les autorités gouvernementales pour ne pas avoir soutenu la lutte contre la malnutrition dans le nord du pays.

« Le gouvernement n'a pas de mécanisme de suivi adapté ici, dans le Nord. Par exemple, il y a très peu de visites dans les villages pour détecter les enfants malnutris et certains patients ont cessé de venir à la clinique, car ils n'ont pas les moyens de le faire », a affirmé le responsable.

« Le programme public de formation en nutrition destiné aux travailleurs de santé ne fonctionne pas non plus en raison du manque de ressources pour mener des campagnes d'information publique et traiter la malnutrition ».

Période de soudure

Outre la pauvreté généralisée, bon nombre de familles n'ont pas eu de récoltes suffisantes pour passer la période de soudure qui s'étend de juin à septembre, principalement en raison des conditions météorologiques imprévisibles.

« La période de soudure commencera dans quelques semaines. Nous sommes déjà inquiets, car en raison de la pauvreté et surtout des précipitations irrégulières, les familles n'auront peut-être pas suffisamment de réserves de nourriture », a indiqué M. Janvier de l'UNICEF.

Fougnigué Silué, un agriculteur de Korhogo, a dit qu'il avait subi trois mauvaises récoltes successives. « Ceux qui produisent suffisamment de nourriture préfèrent la vendre sur les marchés des régions du Sud ou des pays voisins, alors que nous pourrions nous entraider [ici] ».

En 2012, trois agences des Nations Unies ont indiqué que le nord de la Côte d'Ivoire était menacé par la malnutrition chronique et le manque de nourriture en raison de la présence d'un nombre important de personnes déplacées suite aux violences de 2010-2011, des faibles précipitations et d'une longue période de soudure.

aa/ob/cb-mg/amz

Guinea: Ebola: Sub-regional Snapshot - Guinea, Liberia, Sierra Leone, Côte d’Ivoire, Senegal, Mali, Guinea-Bissau (9 April 2014)

9 April 2014 - 4:03pm
Source: UN Children's Fund Country: Côte d'Ivoire, Guinea, Guinea-Bissau, Liberia, Mali, Senegal, Sierra Leone preview

REGIONAL OVERVIEW

The Ebola virus has been detected and confirmed in Guinea and Liberia. So far 111 deaths have been reported in these two countries (101 in Guinea and 10 in Liberia). There has been suspected cases in Sierra Leone and Mali; confirmation of these cases is ongoing.

Ebola primarily affects adults, and in particular, those who have sustained contact with other infected individuals, such as health workers.

UNICEF is working closely with partners, including Ministries of Health and the Red Cross, to carry out prevention and emergency preparedness activities across the subregion.

UNICEF supports Governments’ response to the outbreak in Guinea and neighboring countries with the provision of essential medicines, disinfectants, family hygiene kits, supplies and equipment, and is supporting Communication for Development (C4D) media and door-to-door activities for prevention and response efforts.

Malawi: New EU programme to strengthen land governance in ten African countries

9 April 2014 - 3:54pm
Source: European Commission Country: Angola, Burundi, Côte d'Ivoire, Ethiopia, Kenya, Malawi, Niger, Somalia, Swaziland, South Sudan

Summary: 9 April 2014, Brussels - A new programme worth €33 million to improve land governance and help improve the food and nutrition security of family farmers and vulnerable communities in Sub Saharan Africa, was announced today by Development Commissioner, Andris Piebalgs. This will be done, among other things, through the application, at country level, of some Voluntary Guidelines set up by the international community in 2012 to improve land governance.

Roughly 1.2 billion people worldwide live without permanent homes, land access or formal property rights, a reason which is often used for their land to be attributed to large scale land investors. Therefore, land governance issues are strongly linked to key challenges such as food scarcity, water shortages or urban and population growth.

Speaking ahead of the high level conference on land tenure, due to take place today at the European Parliament in the presence of President Blaise Compaoré of Burkina Faso, Commissioner Piebalgs said: "I am convinced that these land tenure guidelines, which recognise farmers' ownership and access rights, are essential to achieve efficient, sustainable and inclusive agriculture, and to promoting human rights and peace in society. This new programme will help farmers, and specially women, to make a living and feed their families, without fear of losing their property."

Commissioner for Agriculture and Rural Development, Dacian Cioloș, who will also attend today's event, added: "Improving land tenure management is a key challenge to strengthen family farms, encourage investments in agriculture and increase food security. We need to support African countries concretely by sharing our experience in this field to make sure that guidelines and voluntary processes are translated into national legislation or into standard contracts for local governments."

Other activities of this new programme include:

• the development of new land registration tools and digital land registry techniques for example through satellite images

• support to local organisations and civil society groups in making farmer groups (particularly women and young people) aware of their land rights so they are able to maintain them

• formalisation measures will be put in place to make land use legitimate; e.g. the provision of property deeds and relevant documentation to recognise land rights

The programme will be rolled out across ten African countries: Angola, Burundi, Côte d'Ivoire, Ethiopia, Kenya, Malawi, Niger, Somalia, South Sudan and Swaziland.

The UN's Food and Agriculture Organization (FAO) contributes to the in-country implementation of the programme: in Somalia, it will carry out an in-depth assessment on territorial rights and will set up strategies on land management. In Kenya it will review and harmonise the national strategies, policies and legislation required for strengthening of institutions and for the building up of future strategies.

Ahead of the event, Maria Helena Semedo, Deputy Director General of the FAO said: "Any solutions for eradicating poverty must examine the ties between rights, entitlements, opportunities and poverty, with a special emphasis on empowering the most vulnerable. Only an empowered population, with secure rights and a stake in their future can move a nation forward and transform natural assets into wealth."

Background

The concept of this programme is to apply at country level the Voluntary Guidelines on the Responsible Governance of Tenure of Land, Fisheries and Forests (VGGT), adopted by the Committee of World Food Security (CFS) in 2012. They were seen as a major step forward by the international community to improve land governance at a global level.

Land governance is a particular challenge in many developing countries; particularly for smallholder farmers who often struggle to gain recognition for a communal area or agricultural investments. Many countries suffer from the lack of a transparent and effective land ownership system, with no public registration system. Fragile states are particularly volatile in terms of land tenure. Setting up a clear legislative framework for land registration and governance in this context is crucial.

The issue of land ownership will become increasingly important as the world population is expected to exceed 9 billion by 2050. Additional pressure is put on land through food and biofuel production, as well as the importance of preserving forest basins and climate change.

Today's 'High-Level Conference on Property Rights: Land Tenure Security, the Missing Key to Eradicating Poverty' will be hosted by Commissioner Piebalgs and MEP Nirj Deva at the European Parliament, from 2pm-7pm. Other high level invitees included President Blaise Compaoré of Burkina Faso, Dacian Cioloș, European Commissioner for Agriculture, HE Raymond Tshibanda, Minister of Foreign Affairs of the Democratic Republic of Congo, HE Pierre Mabiala, Minister for Land Affairs and Public Domain, The Republic of Congo, HE Mamadou Sangafowa Coulibaly, Minister of Agriculture, The Ivory Coast, Maria Helena Semedo, Deputy Director General FAO and Klaus Deininger, Lead Economist at the World Bank.

Today's event marks ten years of strategic cooperation between the EU and the FAO.

For more information:

Website of EuropeAid Development and Cooperation DG:

http://ec.europa.eu/europeaid/index_en.htm

Website of the European Commissioner for Development Andris Piebalgs:

http://ec.europa.eu/commission_2010-2014/piebalgs/index_en.htm

Registration for the "High-Level Conference on Property Rights - the missing key to eradicating poverty" and to follow it live:

https://app.getresponse.com/site/propertyrights/webform.html?wid=1811001...

Mali: Sécurité alimentaire et implications humanitaires en Afrique de l’ouest et au Sahel - Mars 2014

9 April 2014 - 2:06pm
Source: World Food Programme, Food and Agriculture Organization Country: Benin, Burkina Faso, Central African Republic, Chad, Côte d'Ivoire, Gambia, Ghana, Guinea, Guinea-Bissau, Liberia, Mali, Mauritania, Niger, Nigeria, Senegal, Sierra Leone, Togo preview

L’essentiel:

  • Les prévisions climatiques saisonnières indiquent que le cumul pluviométrique pendant la saison des pluies pourrait être déficitaire en Guinée, au Libéria et en Sierra Léone.
  • La situation pastorale est marquée par l’appauvrissement des pâturages et la perturbation des circuits de transhumance dans les zones de conflits dans la région.
  • Les prix sur les marchés sont en général à la baisse ou stables dans la plupart des marchés, en partie à cause de la faible demande des ménages.
  • 4 895 000 personnes sont actuellement en phase crise et plus en Gambie, au Mali, au Niger, au Sénégal et au Tchad selon l’avis du PREGEC.

Côte d'Ivoire: Chronic malnutrition dogs Côte d’Ivoire’s north

9 April 2014 - 7:46am
Source: IRIN Country: Côte d'Ivoire

ABIDJAN, 9 April 2014 (IRIN) - Forty percent of Ivoirian children in the northern region are chronically malnourished, the country’s highest rate, which has not fallen for the past six years. The effects of a drawn-out conflict, desertion by aid groups and inadequate medical staff have contributed to the situation. Food scarcity here is often due to harsh weather and high food costs.

The average rate of chronic malnutrition nationally is not much lower though, at 30 percent. Côte d’Ivoire’s northern region is mostly arid and on the fringes of the Sahel. Malnutrition levels here compare to Niger’s 40 percent and are slightly higher than Burkina Faso’s 34 percent.

The 2002-2009 political turmoil that split Côte d’Ivoire into rebel-held north and government-controlled south devastated public services in the in the north. Under rebel rule, private firms also fled, while the economy tumbled and insecurity rose. The region was, however, spared much of the violence sparked by the 2010 election dispute.

“The crisis significantly weakened the already precarious food security levels in this part of the country. Population displacements disrupted agricultural activities from 2002 to 2005,” said Bernard Kouamé, a nutrition expert based in the commercial capital Abidjan.

“Health infrastructure was degraded. The absence of health personnel for months on end and the fracturing of the health system greatly affected access to health services. The country has not totally recovered from these problems,” he said.

The withdrawal of aid organizations such as Action Against Hunger (ACF) in 2011 also reversed some improvements in nutrition among children under five, Kouamé noted.

Loréaux Thomas, ACF’s chief of mission said: “At the moment we are not planning to return to the north. We don’t have the funding. If there’s need for emergency response for malnutrition, it’s the government or UNICEF [UN Children’s Fund] to take charge.”

“The humanitarian organizations played an important role against malnutrition. Fortified foods [donated by aid groups] helped many women, but since their departure we no longer have food and fewer women are coming to our nutrition centres,” said Diarrassouba Issouf of the Family Protection Unit in the northern city of Korhogo.

Nutrition centres now rely on local foods to fight malnutrition, but many women are unable to afford such foods due to extreme poverty, Issouf said. The government in 2008 began setting up nutrition centres at health centres and hospitals. So far, 14 nutrition centres have been established in the northern and eastern regions.

“NGOs and development partners are willing to help fight malnutrition through rapid diagnosis and donating equipment, but sometime down the line we find ourselves abandoned with no further support,” said an NGO official in northern Côte d’Ivoire who preferred anonymity.

Few physicians

Lack of qualified medical personnel in the north has also stoked chronic malnutrition. Côte d’Ivoire has 0.14 physicians per 10,000 people, according to the World Health Organization (WHO). The sub-Saharan average health worker-to-patient ratio is 1.3:10,000. Countries with fewer than 23 physicians, nurses and midwives per 10,000 people generally fail to achieve adequate coverage for selected primary health care interventions, says WHO.

Malnutrition is responsible for 54 percent of deaths and over a third of ailments among children under five in Côte d’Ivoire, says the National Nutrition Programme. Basile Koukoui Janvier, a nutrition expert with UNICEF in Côte d’Ivoire, said that acute malnutrition was slowly being reduced, but chronic malnutrition needed a stronger response.

Broadly, the government’s strategy to reduce malnutrition focused on the improvement of prenatal and infant health, as well as boosting food nutrition for mothers and school-age children.

But the NGO official who spoke to IRIN on condition of anonymity criticized government authorities for failing to sustain the fight against malnutrition in the north of the country.

“The government does not have proper follow-up mechanism here in the north. For instance, there are very few visits inside villages to find children suffering from malnutrition or patients who have stopped coming to the clinic due to lack of finances,” argued the official.

“The government’s nutrition training programme for health workers cannot also work due to lack of resources for public information campaigns and the treatment of malnutrition.”

Lean season

In addition to widespread poverty, many families do not reap enough harvest to take them through the June-September lean season, mainly due to unpredictable weather.

“The lean season will start in a few weeks. We are already worried because due to poverty, and more so erratic rainfall, families may not be having enough food stocks,” said UNICEF’s Janvier.

Korhogo farmer Fougnigué Silué said he has had three consecutive seasons of poor harvests. “Those who produce enough food prefer to sell to markets in the southern regions or to neighbouring countries, whereas we could help each other [here].”

Three UN agencies warned in 2012 that northern Côte d’Ivoire was threatened by chronic malnutrition and food shortages due to a high number of people displaced by the 2010-2011 violence as well as poor rainfall and an extended lean season.

aa/ob/cb

Côte d'Ivoire: Guiglo : forces de sécurité et leaders communautaires s’engagent à améliorer leurs rapports pour renforcer la sécurité

7 April 2014 - 10:12pm
Source: UN Operation in Côte d'Ivoire Country: Côte d'Ivoire

Les officiers, sous-officiers et hommes des rangs de la Police, de la Gendarmerie, des Eaux et forêts et des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) ainsi que les leaders de jeunes, de femmes et les autorités traditionnelles ont participé, vendredi 4 avril 2014, à un atelier organisé par l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) à Guiglo (530 km à l’ouest d’Abidjan). A l’issue de cette rencontre qui a donné lieu à des réflexions afin de garantir une meilleure cohabitation, ils se sont engagés à améliorer leurs rapports afin de favoriser la sécurité.

Les participants ont ainsi plaidé pour une organisation régulière de sessions de formation réunissant les deux groupes d’acteurs, des journées portes ouvertes pour les structures de sécurité, la redynamisation du Comité communal de sécurité (CCS) et la restauration de la confiance entre les deux composantes.

En outre, pour une meilleure synergie d’actions entre les Nations Unies et les forces de sécurité pour la protection, l’atelier a recommandé le renforcement de la collaboration entre les deux entités, un plaidoyer des Nations Unies auprès du Gouvernement pour mieux équiper les forces de sécurité et le renforcement des patrouilles conjointes dans les secteurs sensibles.

Pour finir, afin d’être des promotrices de la réconciliation, les forces de sécurité ont pris la résolution d’améliorer les services aux populations, de traiter avec plus de célérité et de vigilance les préoccupations des requérants et ont souhaité une franche collaboration avec la population.

Le chef de la délégation des Nations Unies, Dr Talibo Almouner, s’est félicité des recommandations et engagements pris par les participants et leur a renouvelé le soutien des Nations Unies. « Vos réflexions sont la preuve de votre détermination à faire changer les choses concernant la problématique de la sécurité et les relations entre forces de sécurité et populations. Les Nations Unies seront à vos côtés, dans la mesure du possible, pour vous soutenir dans la recherche de la paix et la réconciliation ».

Le Secrétaire général de la préfecture de Guiglo, Henri Gnakoury, et le premier adjoint au Maire, Maurice Monemo, ont rappelé les nombreuses attentes des populations et des autorités au regard de la mission des forces de sécurité dans une zone aussi sensible que Guiglo. « Les populations comptent énormément sur vous pour leur sérénité. Vos missions régaliennes doivent s’exercer dans le respect, avec pour objectif final d’être au service des habitants sans distinction », dira M. Gnakoury

Notons qu’au cours de l’atelier, plusieurs formations ont été dispensées pour le renforcement des capacités des participants. Ainsi, la division Droits de l’Homme, la section Protection de l’enfant de l’ONUCI, la Police des Nations Unies et le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) ont entretenu les participants sur le ’’ respect de la déontologie, la protection des droits de l’Homme et de l’enfant et la lutte contre les VBG (entendez violences basés sur le genre)’’. La thématique de la ’’gestion de la rumeur dans le cadre de la promotion de la cohésion sociale’’, a, quant à elle, été abordée par le bureau de l’Information publique et la section des Affaires civiles de l’ONUCI. Les divisions Etat de droit, Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) ont échangé avec les participants sur ’’la contribution des Nations Unies à la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS) et le processus DDR’’.

En marge des travaux de l’atelier, des activités sportives ont permis aux équipes locales et aux Contingents pakistanais et marocain de l’ONUCI de rivaliser d’ardeur. Ainsi, l’Unité de police constituée pakistanaise (PAKFPU) a remporté la finale du match de volleyball au détriment du ’’Volley club de Guiglo’’, quand ’’Révélation handball club’’ a battu l’équipe marocaine de la Mission onusienne. Enfin, le trophée du meilleur coureur pour la compétition du cross a été enlevé par Bagoro Saturnin.

Côte d'Ivoire: Les populations de Flatchièdougou sensibilisées à la gestion du conflit éleveurs-agriculteurs

3 April 2014 - 3:28pm
Source: UN Operation in Côte d'Ivoire Country: Côte d'Ivoire

Maintenir un climat de paix et de sécurité à travers la gestion pacifique des conflits entre éleveurs et agriculteurs et sensibiliser les chasseurs traditionnels communément appelés Dozos sur les limites de leurs interventions : ce sont là les objectifs de la rencontre de sensibilisation et d’échanges initiée par l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire, (ONUCI), le mercredi 2 avril 2014 avec les populations de Flatchièdougou, dans le département de Bondoukou, à 489 km au nord-est d’Abidjan.

La Mission onusienne a noté une recrudescence des cas de dégâts de culture dus à la saison sèche dans le Zanzan et de l’immixtion des Dozos dans la gestion de ces conflits, a relevé la représentante de la section Affaires civiles de l’ONUCI, Annita Traoré. « Vous devez recourir aux voies légales de règlements des conflits qui existent déjà plutôt que de vous faire justice vous-mêmes », a-t-elle conseillé.

Pour sa part, Ouattara Djakaria, qui représentait le Directeur régional des Ressources Animales et Halieutiques a expliqué aux populations les mécanismes de gestion des dégâts de culture. Il les a invitées à informer les autorités des cas de dégâts dans leurs villages. M. Ouattara a, par ailleurs, demandé au Chef de village et au Sous-préfet de redynamiser les commissions villageoises et sous-préfectorales de règlement à l’amiable des différends entre agriculteurs et éleveurs. « L’agriculture et l’élevage sont obligés de vivre en bonne intelligence », a-t-il souligné.

Parlant au nom du Directeur régional de l’Agriculture, Poda Jonas a fait savoir que les énormes productions d’ignames et d’anacarde de Flatchièdougou montrent que les populations tiennent à contribuer au développement et à l’autosuffisance alimentaire du pays. « La cohabitation entre éleveurs et agriculteurs doit être pacifiée par les dispositions règlementaires qui fixent les taux d’indemnisation des dégâts de cultures et qui sont prises pour vous aider à vivre en harmonie », a-t-il fait savoir. Quant au Commandant de compagnie de la Gendarmerie de Bondoukou, Alfred Okou Zago, il a prié les Dozos de retourner à leurs activités initiales. « La paix étant revenue, la question de sécurité incombe désormais à la police et à la gendarmerie », a-t-il martelé.

Au cours d’échanges qui ont suivi les communications, les populations ont déploré le manque d’eau à Flatchièdougou, en saison sèche. Elles ont plaidé pour la construction de barrages ou de retenues d’eau. Ces ouvrages, selon elles, peuvent contribuer à la résolution pacifique des conflits entre agriculteurs et éleveurs.

Intervenant à la fin de la rencontre, le Sous-préfet de Laoudi-Ba, Akossi Rodet, a adressé ses remerciements à l’ONUCI pour avoir permis ce cadre d’échanges et de sensibilisation qui, espère-t-il, va s’étendre dans tout le Zanzan.

Notons que deux cent personnes ont assisté à cette rencontre qui a été organisée en collaboration avec la sous-préfecture de Laoudi-Ba, les ministères de l’Agriculture, des Ressources Animales et Halieutiques ainsi que la Gendarmerie.

World: Shelter Projects 2011-2012

2 April 2014 - 10:18am
Source: International Federation of Red Cross And Red Crescent Societies, UN Human Settlements Program, UN High Commissioner for Refugees Country: Afghanistan, Burkina Faso, Colombia, Côte d'Ivoire, Democratic Republic of the Congo, Ethiopia, Haiti, Japan, Kenya, Lebanon, Libya, Madagascar, Nicaragua, Pakistan, Peru, Philippines, Somalia, Syrian Arab Republic, Thailand, Tunisia, World, South Sudan preview

The fourth edition of ‘Shelter Projects’, is launched at a time when shelter is more relevant than ever as an instrument of humanitarian response. The case studies in this edition reflect the on-going challenges posed by responses to complex emergencies such as Haiti and Pakistan as well as new challenges derived from unprecedented level of population displacement in Africa, Asia and in the Middle East. While the increase of shelter needs prompt larger mobilisation of resources, shelter programmes need to explore improved models of delivery as well as innovative, cost-effective solutions which incorporate best practice and position the persons of concern at the forefront of our interventions.

Where people live largely determines their ability to meet their basic needs. It is of paramount importance that shelter solutions look beyond the physical structure and consider the environment within which the shelter is placed. Nowadays, large displacement of population due to humanitarian crisis, mostly affects urban areas where people expect to find easier access to opportunities be it of social or economic nature. Nevertheless, this trend further exacerbates the existing urbanisation phenomenon by placing additional strain on already vulnerable areas.

It is therefore increasingly evident that new concepts for sheltering people have to incorporate a more holistic approach which includes the shelter and its surrounding context. Shelter is an integral part of settlement planning, which guides spatial allocation of functions maintaining equilibrium between population needs, availability and allocation of resources, economic dynamics, amelioration of living conditions, provision of services, communication transportation networks as well as recreational spaces.

The case studies contained in the fourth edition of Shelter Projects are a reminder once again that every crisis is unique. There is no ‘silver bullet’ for shelter response. The main objective should be to operate in accordance with recognized shelter best practice while enabling those displaced to return to their homes or equivalent living space in a timely manner encouraging community recovery and building resilience to possible future shocks. Participation and promoting ownership is the key to achieving successful projects.

As well as being an important reference point for shelter facilitators this publication also acts as a learning tool allowing the successes and challenges of completed shelter projects to be replicated and improved on. The case studies address common issues emerging in shelter response, outline different approaches to addressing shelter needs and assist in evaluating the impact on affected communities. The shelter projects case studies provide an excellent resource against which to gauge proposed shelter interventions and access possible outcomes. Let’s collectively try to avoid ‘re-inventing the wheel’.

This edition also contains a new section comprising relevant thematic topics of interest compiled by technical experts. The issues addressed are: a background to the indicator for covered living space ‘the 3.5m2 principle’, cash transfers as a tool in shelter response, sheltering of livestock and the importance of settlements.

Côte d'Ivoire: L’ONUCI a débuté la formation de trois milles agents pénitentiaires de la MACA

1 April 2014 - 11:59pm
Source: UN Operation in Côte d'Ivoire Country: Côte d'Ivoire

La formation de trois mille soixante-douze agents pénitentiaires exerçant en Côte d’Ivoire par la section Etat de droit de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a débuté ce lundi 31 mars 2014, à Abidjan. La première phase de cette formation, prévue pour durer cinq semaines, a démarré avec 400 agents pénitentiaires à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA).

Selon Tantago Simadia de l’Unité pénitentiaire de la section Etat de droit de l’ONUCI, en charge de la formation, l’objectif de la Mission onusienne est de renforcer les capacités des agents pénitentiaires pour les amener aux standards internationaux en matière de gestion des établissements pénitentiaires. « La formation va mettre l’accent sur l’usage de la force en milieu carcéral. Nous avons constaté après les troubles récents dans les maisons de détention que les agents n’ont pas encore la maitrise ou le standard international pour ramener l’ordre », a fait savoir M. Simadia.

Pour le Directeur de l’Administration pénitentiaire, Ouatta Babacar, la formation des agents pénitentiaires leur permettra de préparer la réinsertion des détenus. « C’est un objectif que nous voulons atteindre. C’est un aspect très souvent occultés mais qui est l’une des grandes missions de l’Administration pénitentiaire », a indiqué M. Babacar.

La formation comprendra deux phases : une théorique et une pratique. Au cours de la phase théorique, les agents pénitentiaires se familiariseront avec la règlementation de leur fonction. Ils apprendront à connaitre les textes pour mieux les appliquer. La formation pratique sera faite d’exercices pouvant permettre aux agents de maitriser les techniques de maintien de l’ordre dans les maisons de détention.

Plusieurs thèmes seront traités au cours de cette formation qui doit durer cinq semaines. Ce sont, entre autres, l’éthique et la déontologie ; les fouilles ; la gestion des postes de sécurité ; la réglementation pénitentiaire ; l’usage de la force et des armes en milieu carcéral ; la santé pénitentiaire : infrastructures et hygiène en milieu carcéral ; les droits de l’Homme en milieu carcéral ; le greffe : tenue des registres et calcul des peines.

Côte d'Ivoire: Renforcement de la cohabitation à Akoupe : l’ONUCI sensibilise les forces de sécurité et les populations

31 March 2014 - 4:23pm
Source: UN Operation in Côte d'Ivoire Country: Côte d'Ivoire

C’est pour aider au renforcement de la cohabitation pacifique que l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a organisé une séance de sensibilisation des forces de sécurité et de la population, ce vendredi 28 mars 2014, au Centre culturel d’Akoupé.

La chef de la délégation de l’ONUCI, Taiyou N’jende, a remercié le Préfet d’Akoupé pour sa bonne collaboration avec l’ONUCI tout au long de cette activité de sensibilisation. Elle a souligné que la crise postélectorale a affaibli la cohésion sociale et installé la peur et la méfiance. En organisant cette séance de partage, l’ONUCI, a dit en substance Madame Taiyou, espère briser les barrières et installer la bonne entente entre populations et forces de sécurité. Tout en reconnaissant que beaucoup reste à faire, elle a rassuré la population de la ferme volonté de la Mission onusienne d’assurer la protection de la population civile, en collaboration avec les forces locales.

Durant les travaux en atelier, Madame Taiyou N’jende qui représentait aussi la section des Affaires civiles, a traité de la gestion de la rumeur dans le cadre de la promotion de la cohésion sociale. La rumeur fragilise la paix et la cohésion sociale, a-t-elle souligné. Elle a ainsi recommandé aux participants de combattre la rumeur en cherchant toujours à vérifier les sources d’information.

Cette formation permet de renforcer les acquis de paix et de solidarité, de consolider surtout la cohésion sociale et de promouvoir la réconciliation, a expliqué le représentant du bureau de l’Information publique, Dosso Daouda. Il a demandé aux participants de jouer leur partition pour le retour d’une paix durable.

Les représentants de la composante Police des Nations Unies, Jean-Bosco Birigimana et Diallo Isahaga, ont mis l’accent sur le respect des droits de l’Homme. Les forces de sécurité ont-ils soutenu, doivent assurer la protection et la sécurité des populations et en retour, celles-ci doivent respecter les forces de l’ordre et collaborer avec elles dans la confiance.

La contribution des Nations Unies à la Réforme des Services de Sécurité (RSS) et au processus de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) a été expliquée aux participants par le représentant de la division DDR de l’ONUCI, Andrea Fungenzi. Il a invité les ex-combattants à déposer les armes et à s’offrir une nouvelle vie avec les services mis à leur disposition dans la vie civile par l’Etat de Côte d’Ivoire. Plus de 20.000 ex-combattants ont été intégrés dans les services de l’Etat, a-t-il révélé.

Chaque présentation a été suivie d’échanges avec les participants.

Le Secrétaire général de la mairie, Digbo Sylvain Oyourou, a invité les participants composés de chefs traditionnels, chefs religieux, policiers, gendarmes, militaires, responsables de jeunes et de femmes et leaders d’opinion, à saisir cette opportunité de formation et de sensibilisation pour renforcer effectivement la cohabitation pacifique entre la population et les forces de sécurité.

Le Secrétaire général de préfecture, Jean-Paul Beugré a, pour sa part, salué la détermination de l’ONUCI et la contribution des chefs traditionnels au retour de la paix.

Au nom des participants , le président des jeunes, Amon Amon Bertin, a présenté la restitution des travaux en atelier.

L’après-midi a été marqué par des rencontres de football maracaña , en présence du Commandant adjoint de la base ONUCI-Adzopé et du Sous-préfet d’Affery. Après le match des dames remporté par les institutrices, c’est l’équipe masculine d’Akoupé qui s’est imposée aux tirs aux buts face à une équipe déterminée d’Affery conduite par le Sous-préfet. Des trophées, des ballons et autres gadgets ont été remis aux équipes.

Côte d'Ivoire: L’ONUCI aide les communautés de Grabo à revivre ensemble

31 March 2014 - 3:49pm
Source: UN Operation in Côte d'Ivoire Country: Côte d'Ivoire

Les populations de Grabo, localité du sud-ouest de la Côte d’Ivoire située à 520 km d’Abidjan, ont réaffirmé leur engagement à vivre ensemble, ce vendredi 28 mars 2014, au cours d’une rencontre intercommunautaire organisée par l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI). A l’issue des deux jours d’écoute au sein d’ateliers qui ont précédé cette rencontre, elles ont recommandé l’instauration d’un cadre de concertation permanent pour le règlement de différends entre communautés.

Cette rencontre visait à favoriser la cohabitation pacifique mise à mal à cause de la récente attaque de la localité par des hommes armés, qui a causé une fracture au sein du tissu social, occasionnant ainsi suspicions, rumeurs et divisions, a fait savoir le chef de la délégation des Nations Unies, Doudou Mulaba. « Cette situation a porté un grand coup au processus de réconciliation en cours, en laissant place aux tensions, aux suspicions, à la méfiance entre les communautés qui, il y a peu, vivaient en parfaite harmonie. Nous, Nations Unies, conformément à notre mandat d’accompagnement du processus de paix en Côte d’Ivoire, ne pouvions pas rester bras croisés et assister à la déflagration d’un travail longtemps abattu par les autorités ivoiriennes, les partenaires nationaux et internationaux dont l’ONUCI et les populations », a-t-il précisé.

Autres recommandations faites au cours des ateliers auxquels ont pris part les groupes des jeunes, des femmes, des hommes et des chefs traditionnels, l’organisation d’activités pour le renforcement des capacités en matière d’usage de la non-violence ; la sensibilisation au retour des réfugiés ivoiriens du Libéria ; le renforcement de la sécurité le long des localités frontalières ; la construction d’infrastructures sportives et de communication et la création d’activités génératrices de revenus.

Pour Doudou Mulaba, les résolutions du jour doivent servir de code de bonne conduite pour la pérennisation de la paix et de la cohabitation pacifique dans la sous-préfecture de Grabo.

Ces conseils ont été salués par le Sous-préfet de la localité, Traoré Djibril, qui a rappelé aux populations que Grabo ne devrait pas rester en marge de la dynamique de paix et de réconciliation nationale. « Je vous exhorte à tout mettre en œuvre afin que toutes les communautés de Grabo réfléchissent comme un seul homme à la paix et au développement car, notre challenge doit être de faire de la paix, notre seconde religion », a insisté l’autorité administrative.

Benin: Africa West Coast Long Term Planning Framework 2012-2015 Version 2

31 March 2014 - 11:55am
Source: International Federation of Red Cross And Red Crescent Societies Country: Benin, Côte d'Ivoire, Ghana, Liberia, Nigeria, Sierra Leone, Togo preview

The International Federation of Red Cross and Red Crescent (IFRC) West Coast Regional Representation (WCRR) established in 2011 in Abidjan covers seven National Societies of Benin, Cote d’Ivoire, Ghana, Liberia, Nigeria Sierra Leone and Togo. The regional office is established to coordinate and provide technical support to the developments of National Societies (NS) programmes, institutional capacity that will maximise the Red Cross impact in the region. Through this long-term planning framework, the technical assistance approach is aligned to the strategic objectives of the IFRC Strategy 2020. It guides the Red Cross response to the humanitarian challenges faced by the region, thus contributing to the attainment of the Millennium Development Goals, whilst being auxiliary to the local authorities in responding to the needs of the vulnerable people in their countries.

Like most regions in Africa, the West Coast is prone to the effects of climate change; thus is prone to floods, drought, rainstorm and strong winds the consequences of which are epidemics, food insecurity, lack of clean water and sanitation facilities among other scourges. This situation of great exposure to natural risks is compounded by deep socio-political instability that translates into chronic insecurity leading to repeatedly displacement of populations. Among the displaced are the most vulnerable groups of children, women, disabled and the elderly.

The West Coast NS in response focus on disaster response, risk reduction, promoting community-based health and strengthening the coping capacity of the vulnerable communities. Their programmes are designed based on the needs and the available resources, hence the establishment of the WCRR to support resource mobilisation initiatives. The WCRR therefore envisages enhancing its internal capacity by building a team capable of providing technical support tailored to the needs of each NS. The strategic approach is to position an operations coordinator, health and care coordinator, planning, monitoring, evaluation and reporting (PMER) manager and technical focal points for resource mobilisation, organizational development and finance management at the Regional Representation office. In addition, organisational development support will be provided in-country in needy countries such as Liberia and Nigeria. The technical support team will work with national counterparts developing their capacity to ensure sustainability and to work towards promoting and valuing the national and regional capacities. This approach will be conceived according to a business approach around the flagship programmes of each national society whose successes will be highlighted and scaled up.

Côte d'Ivoire: L’ONUCI sensibilise les populations de Guitrozon au maintien de la cohésion et au développement

30 March 2014 - 11:09pm
Source: UN Operation in Côte d'Ivoire Country: Côte d'Ivoire

C’est avec joie que les populations du village de Guitrozon, à 508 km au nord ouest d’Abidjan, ont accueilli la délégation de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), venue échanger avec elles sur le maintien de la cohésion et le développement.

Les fonctionnaires de la Mission onusienne se sont succédés pour adresser les messages des différentes sections aux habitants de Guitrozon. L’ONUCI doit relever plusieurs défis dont ceux de la protection des civils - en particulier les personnes vulnérables - de la lutte contre les violences basées sur le genre et de l’appui au Gouvernement en ce qui concerne le désarmement, la démobilisation et la réinsertion des ex-combattants, a fait savoir Pierre Aby de l’Information publique.

Pour sa part, le représentant des Affaires civiles, Jean Emile Vincent Nkiranuye, a mis l’accent sur l’importance que revêt le recensement général des populations et de l’habitat. « Le recensement général des populations et de l’habitat vise à connaitre tous les aspects de la population, notamment le nombre de villages et d’habitants…Il concerne les nationaux et les non Ivoiriens. Je vous exhorte y adhérer pour le développement de la Côte d’Ivoire », a-t-il soutenu.

Quant à Clément Dago de la section Protection de l’enfant, il a appelé à la protection de cette catégorie vulnérable que sont les enfants. « Nous devons les protéger, les encadrer pour qu’ils ne soient l’objet d’aucune manipulation de la part des adultes », a-t-il indiqué. Il a exhorté les populations à dénoncer tout acte de viol d’enfants pour favoriser la sanction des auteurs.

Nul n’a le droit d’ôter la vie à son prochain, a dit de son côté le représentant des droits de l’Homme, Jean Marie Kalama. « Nous pouvons, dans le cadre de nos divergences, nos incompréhensions, discuter sans attenter à la vie de notre prochain », a-t-il fait savoir. M. Kalama a, par ailleurs, conseillé les participants à s’éloigner des braquages et des attitudes néfastes.

Abdouraoufou Dermane de la Police des Nations Unies (UNPOL) a appelé les participants à plus de collaboration avec les forces de sécurité locales et onusiennes pour une meilleure prise en charge. « La sécurité n’a pas de prix. Nous avons besoin de votre soutien pour mieux vous secourir. Donnez nous des informations fiables au nom de votre sécurité », a-t-il conseillé.

Deux partenaires de l’ONUCI accompagnaient la délégation de l’ONUCI. Il s’agit de la Commission Dialogue Vérité et Réconciliation (CDVR) et de l’ONG Bonne Action. Le Secrétaire permanent de la CDVR locale, Eugène Bohé, a demandé aux populations de s’approprier le mécanisme mis en place par la Commission. « La Commission Dialogue Vérité et Réconciliation a mis en place un processus qui permet d’aller au pardon et à la réconciliation. Vous devriez vous l’approprier pour que ce qui s’est passé en Cote d’Ivoire ne se reproduise plus », a-t-il soutenu.

Pour Jonas Siekpo de l’ONG Bonne Action, la cohésion participe à l’harmonie des populations. « Il est essentiel de la préserver pour permettre le développement dans votre village » a-t-il déclaré.

Le Chef du village de Guitrozon, Maurice Kahan, s’est réjoui de la présence de la délégation de l’ONUCI dans son village, avant de faire des doléances aux autorités locales pour l’obtention de pompes villageoises en vue d’avoir accès à l’eau potable.

Côte d'Ivoire: L’ONUCI facilite le rapprochement des populations d’Odienne par le dialogue

30 March 2014 - 11:07pm
Source: UN Operation in Côte d'Ivoire Country: Côte d'Ivoire

« Une localité unie est une localité qui gagne » : c’est l’essentiel du message de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire adressé aux populations de Kimbrila Sud, dans le district d’Odienne, lors du dialogue communautaire initié par la section des Affaires civiles de la Mission onusienne, les 26,27 et 28 mars 2014. Objectif : permettre aux populations de jeter les bases de la réconciliation à travers ce dialogue et soutenir les initiatives des Comités de veille et de sensibilisation afin de prévenir les conflits entre les diverses communautés du district.

En effet, le district d’Odienné situé dans le nord-ouest de la Côte d’Ivoire et qui fait frontière avec le Mali et la Guinée connait de graves problèmes de cohésion sociale et de réconciliation dont les causes sont liées aux différents types de conflit que vit la zone : conflits entre éleveurs et agriculteurs, conflits fonciers et conflits politiques qui se caractérisent par des affrontements intercommunautaires violents et parfois meurtriers. La Sous-préfecture de Kimbrilla Sud est l’une des localités du district d’Odienné qui vit toutes ces réalités. Et pour cause : c’est grande zone de transhumance avec une forte présence d’étrangers et les populations des cantons Massala et Fena n’acceptent pas non plus le découpage administratif fait par les autorités du pays.

Lors de la cérémonie d’ouverture des travaux de ce dialogue communautaire, le chef du bureau de l’ONUCI à Odienné, Robinson Cadet, a appelé les communautés à vivre dans l’unité. « Quand les Nations Unies arrivent dans une localité, c’est qu’elles ont un message pour cette localité. Alors le message de ce jour est la paix, l’unité, l’entente pour le développement », a-t-il souligné.

De son côté, le représentant de la section des Affaires civiles de l’ONUCI à Odienné, Ouattara Peyogori, a mis l’accent sur l’importance de la rencontre. « La population garde un grand espoir dans ce dialogue communautaire, car elle croit que les problèmes liés au découpage administratif, aux conflits éleveurs-agriculteurs… connaitront un dénouement heureux. Elle fait confiance à l’ONUCI et la Mission fera tout pour mériter cette confiance, en faisant un plaidoyer au plus haut niveau », a-t-il indiqué.

Le Secrétaire général de préfecture, Vincent Nguessan Ahoutou, dans son discours d’ouverture a, pour sa part, exhorté les populations à la paix, à la cohésion sociale pour l’amorce du développement en Côte d’Ivoire. « Ce dont la Côte d’Ivoire a le plus besoin, c’est la paix, la cohésion sociale, sans lesquelles le développement, l’émergence sont illusoires. L’administration exprime toute sa gratitude à l’ONUCI pour sa quête permanente de la cohésion sociale et tous les efforts consentis pour créer les conditions favorables et faire naitre la paix dans le cœur de l’Ivoirien. Les participants sont invités à poser des actes concrets afin que la paix devienne une réalité. La paix est un engagement collectif. Engagez-vous réellement et sincèrement à la réussite de cette activité », a-t-il dit.

Selon le Chef du canton Massala du district d’Odienne, Doumbia Fofana, ce dialogue communautaire est une preuve que l’ONUCI tient à les aider. « L’organisation de cette activité porte à croire que l’ONUCI prend nos problèmes à cœur. Et nous croyons que ces échanges nous aideront à trouver une solution à nos problèmes. Je le répète cette activité est salutaire », a insisté M. Doumbia. Etaient présents à ce dialogue communautaire, les populations des cantons Fena et Massala, les autorités administratives, religieuses et coutumières, les élus et les cadres des deux cantons et les représentants des différentes sections de l’ONUCI.

Mali: Afrique de l’Ouest Bulletin Mensuel des Mars 2014

30 March 2014 - 10:11pm
Source: Famine Early Warning System Network Country: Benin, Burkina Faso, Cabo Verde, Chad, Côte d'Ivoire, Gambia, Ghana, Guinea, Guinea-Bissau, Liberia, Mali, Mauritania, Niger, Nigeria, Senegal, Sierra Leone, Togo preview

L'Afrique de l’Ouest peut être divisée en trois zones agro-écologiques ou en trois bassins commerciaux (bassins de l’ouest, bassin du centre, bassin de l’est). Les deux sont importants pour l'interprétation du comportement et de la dynamique du marché.

Les trois principales zones agro-écologiques incluent la zone Sahélienne, la zone Soudanaise et la zone Côtière où la production et la consommation peuvent être facilement classifiées. (1) Dans la zone Sahélienne, le mil constitue le principal produit alimentaire cultivé et consommé en particulier dans les zones rurales et de plus en plus par certaines populations qui y ont accès en milieux urbains. Des exceptions sont faites pour le Cap Vert où le maïs et le riz sont les produits les plus importants, la Mauritanie où le blé et le sorgho et le Sénégal où le riz constituent des aliments de base. Les principaux produits de substitution dans le Sahel sont le sorgho, le riz, et la farine de manioc (Gari), avec les deux derniers en période de crise. (2) Dans la zone Soudanienne (le sud du Tchad, le centre du Nigéria, du Bénin, du Ghana, du Togo, de la Côte d'Ivoire, le sud du Burkina Faso, du Mali, du Sénégal, la Guinée Bissau, la Serra Leone, le Libéria) le maïs et le sorgho constituent les principales céréales consommées par la majorité de la population. Suivent après le riz et les tubercules particulièrement le manioc et l’igname. (3) Dans la zone côtière, avec deux saisons de pluie, l’igname et le maïs constituent les principaux produits alimentaires. Ils sont complétés par le niébé, qui est une source très significative de protéines.

Les trois bassins commerciaux sont simplement connus sous les noms de bassin Ouest, Centre, et Est. En plus du mouvement du sud vers le nord des produits, les flux de certaines céréales se font aussi horizontalement. (1) Le bassin Ouest comprend la Mauritanie, le Sénégal, l’ouest du Mali, la Sierra Leone, la Guinée, le Libéria, et la Gambie où le riz est le plus commercialisé. (2)
Le bassin central se compose de la Côte d'Ivoire, le centre et l’est du Mali, le Burkina Faso, le Ghana, et le Togo où le maïs est généralement commercialisé. (3) Le bassin Est se rapporte au Niger, Nigéria, Tchad, et Bénin où le millet est le plus fréquemment commercialisé. Ces trois bassins commerciaux sont distingués sur la carte ci-dessus

Côte d'Ivoire: La Commission Tripartite se félicite du retour des réfugiés en Côte d’Ivoire

30 March 2014 - 8:00pm
Source: UN High Commissioner for Refugees Country: Côte d'Ivoire, Liberia

ABIDJAN, 31 Mars 2014 (UNHCR): Les Gouvernements de la République du Liberia et de la République de Côte d’Ivoire ont salué le processus de rapatriement volontaire de milliers de refugies ivoiriens vivants au Liberia lors d’une réunion de deux jours qui a eu lieu au Ministère d’Etat, Ministère des Affaires Etrangères à Abidjan, le 27 et 28 Mars 2014.

Quelques 8.000 réfugiés ivoiriens ont été rapatriés du Libéria en moins de trois mois cette année et plus de 18.000 en 2013. La Commission tripartite pour le rapatriement volontaire des réfugiés ivoiriens, qui comprend les Gouvernements de la Côte d'Ivoire et du Libéria, ainsi que le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), a exprimé sa satisfaction sur les progrès importants accomplis dans la mise en œuvre des dispositions contenues dans l'accord tripartite qui a été signé en Août 2011 à Abidjan. L'accord, qui définit le cadre pour le rapatriement volontaire, est régulièrement revu par un mécanisme tripartite au cours duquel les réalisations et les défis sont discutés.

Le vice-ministre libérien de l'Intérieur, M. Varney A. Sirleaf, a décrit la diminution de la population de réfugiés ivoiriens vivant au Libéria d'environ 220 000 en 2011 à 46 000 réfugiés actuels dans le pays comme "une grande réussite".

La Commission a approuvé les recommandations de la troisième réunion du Groupe de Travail Technique, concernant notamment: le screening médical avant le rapatriement; le renforcement de partage de l’information pour permettre aux réfugiés de prendre des décisions éclairées au retour volontaire; le retour accéléré et la régularisation des documents d'état civil délivrés aux rapatriés.

S'agissant de la question de la sécurité dans les zones de retour, le HCR, exprimant sa préoccupation suite aux incidents survenus le long de la frontière, a rappelé aux deux Gouvernements la nécessité de prendre toutes les dispositions utiles pour garantir la sécurité, afin de ne pas hypothéquer la dynamique du rapatriement volontaire. Par ailleurs, le HCR a invité les deux Parties à respecter leurs engagements en matière de protection internationale, en particulier le principe du non refoulement.

Les Représentant du HCR en Côte d'Ivoire, M. Mohamed Touré, et son homologue au Libéria, M. Khassim Diagne, ont réaffirmé la nécessité de poursuivre le processus de rapatriement volontaire avant la saison des pluies, qui crée beaucoup de défis logistiques, notamment la réhabilitation des routes utilisées lors du rapatriement.

Le communiqué final a été signé par le Secrétaire général adjoint du Ministère d'Etat, Ministère des Affaires Etrangères de Côte d'Ivoire, M. Djerou Robert Ly, le Vice-Ministre de l'Intérieur du Libéria, M. Varney A. Sirleaf, et le Représentant du HCR en Côte d'Ivoire, M. Mohamed Touré.

La réunion a vu la participation du Vice-ministre des Affaires étrangères du Libéria, M.
Boakai Kanneh, du Directeur Exécutif de la Commission des réfugiés, du rapatriement et de la réinstallation au Libéria (LRRRC), Mme Abla G. Williams, du Directeur du Service d'aide et d'assistance aux réfugiés et aux apatrides (SAARA), SEM Timothée Ezouan, ainsi que des autres membres des Gouvernements du Libéria, de la Côte d'Ivoire et des fonctionnaires du HCR.

Pour plus information, veuillez contacter : Francesco Bert, Associé aux Relations Extérieures, UNHCR Abidjan, Cote d’Ivoire, bert@unhcr.org, Mobile + 225- 04344446